Jean Herbert : entretien avec Jean Biès

Jean Herbert : entretien avec Jean Biès (Vandoeuvres, 1974)

Cet entretien a eu lieu à Van­dœuvres, en Suisse, le 13 mars 1974. Jean Herbert est mort le 20 août 1980.
Gandhi, Vinôbà Bhave, Shri Ramakrishna, Swami Vivekananda, Swâmi Ramdas, Shri Aurobindo, Ramana Maharshi, Ma Ananda Moyi… Les « sages de l’Inde contemporaine »… Ces noms sont désor­mais liés à celui de Jean Herbert, sans qui nous ne les connaîtrions que peu ou pas du tout. Des noms qui sont aussi des paroles de vie, des enseignements capitaux, où l’Occident en dérive puise les éléments de l’éternelle sagesse et les possibles d’une humanité future. À ce titre, Jean Herbert n’apparaît pas seulement comme un traducteur ou un vul­garisateur de talent, mais comme un humaniste et un précurseur, à la fois sensible au rapprochement des peuples d’Orient et d’Occident, et soucieux d’une unité mondiale par le haut.Lire la suite »

Mohenjodaro (civilisation de la vallée de l’Indus)

Le site de Mohenjo Daro situé au Pakistan, près de la frontière indienne où s’est développée il y a six mille ans la civilisation de l’Indus, a révélé une cité vieille de 5 000 ans équipée d’infrastructures dignes des cités égyptiennes, notamment des systèmes de chasse d’eau et d’égouts complexes.

Drone view of Mohenjodaro (The Indus Valley Civilization)

Amar Jaleel at Mohenjo Daro

Pour lutter contre la surpopulation, New Delhi envisage de limiter le nombre d’enfants par famille sous peine de sanctions.

image.pngImage: DR

Nom de code: «Two child policy». À l’image de la politique de l’enfant unique en Chine, l’Inde envisage d’interdire aux couples d’en avoir plus que deux. Avec près de 1,4 milliard d’habitants, la plus grande démocratie du monde deviendra le pays le plus peuplé de la planète – devant l’Empire du Milieu – d’ici à 2027, selon les estimations de l’ONU. «L’explosion démographique est à l’origine de la plupart de nos problèmes, la pauvreté, la pollution et le manque d’installations sanitaires», a déclaré Sanjeev Balyan, leader du parti Bharatiya Janata (BJP) au pouvoir. Pour endiguer ce phénomène, l’Inde, «qui a lancé son premier programme de planification familiale en 1951», rappelle Jacques Véron, directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (Ined), à Paris, est donc une fois de plus en quête de solutions.

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En Inde, des femmes au foyer deviennent web-restauratrices

À 59 ans, Rashmi Sahijwala n’imaginait pas commencer à travailler, encore moins devenir l’une des petites mains de l’économie numérique. Pourtant, cette Indienne a rejoint les rangs de femmes au foyer qui transforment leurs fourneaux en restaurants virtuels pour nourrir les urbains pressés.

Avec le boom des commandes de nourriture en ligne dans le géant d’Asie du Sud, les « cloud kitchens » (cuisines dématérialisées) – restaurants sans présence physique qui ne servent qu’en livraisons – se multiplient à travers l’Inde pour répondre à l’appétit croissant des Indiens pour les repas à portée de clic.

Surfant sur cette vague, certaines startups comme Curryful, Homefoodi et Nanighar se tournent vers des mères de famille indiennes comme Rashmi pour mijoter de bons petits plats à la maison, ensuite expédiés aux quatre coins de la ville.

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Les ombres du bengale

un film documentaire de Joy Banerjee et Partho Bhattacharya,


Les Ombres du Bengale

2017 – 48’
produit par l’association Petite-Terre

En 1943, une famine emporte entre 3 et 5 millions de personnes au Bengale Occidental et dans l’actuel Bangladesh. Aujourd’hui, des historiens indiens et britanniques accusent le gouvernement anglais dirigé par Winston Churchill d’être responsable de cette tragédie méconnue en Europe. Des témoins de l’époque se souviennent encore…

En Inde, les fantômes font leur entrée à la fac de médecine

En Inde, les fantômes font leur entrée à la fac de médecine

En janvier, l’université de Bénarès proposera à ses étudiants en médecine un module de six mois visant à soigner des patients se disant possédés ou ayant des visions. Les techniques enseignées s’inspirent de la médecine ayurvédique.

“Le monde des fantômes, le surnaturel et le paranormal vous ont-ils toujours intrigué ou laissé perplexe? lance l’Hindustan Times. Sachez que maintenant vous pouvez vous inscrire à un cours de bhoot vidya, ou science du paranormal, à l’université hindoue de Bénarès.”

Le cours de six mois sera donné à la faculté ayurvédique de cette prestigieuse université de la ville de Varanasi, anciennement connue sous le nom de Bénarès. Il sera ouvert à des étudiants en médecine déjà détenteurs d’un bachelor, et s’articulera essentiellement autour de la psychothérapie, précise le quotidien de New Delhi.

Les médecins se verront enseigner des remèdes et des psychothérapies pour traiter des troubles psychosomatiques et des symptômes psychologiques anormaux provoqués par des raisons inconnues en lesquelles beaucoup voient des ‘bhoot’ (‘fantômes’).”

Il s’agit d’une première en Inde, souligne Yamini Bhusan Tripathi, doyen de la faculté ayurvédique, interrogée par l’Hindustan Times. De fait, ajoute la BBC sur son site Internet, les psychologues et psychiatres sont quasi inexistants à travers le pays. On en compte moins de 4 000 pour une population de 1,3 milliard d’habitants. Or, renchérit le média britannique, selon une étude de 2016, “près de 14 % des Indiens sont mentalement malades”. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a même avancé en 2017 que 20 % des Indiens souffriront un jour de dépression au cours de leur vie.

Reste que, à l’annonce de ce nouveau cours, certains n’ont pas manqué de poster des commentaires sarcastiques sur les réseaux sociaux. Parmi eux, ceux qui doutent que ce soit là la meilleure façon pour l’Inde de rivaliser avec les plus grandes puissances, dont la Chine, sur la scène internationale.

Courrier International.com le 27 décembre 2019