Mohenjodaro (civilisation de la vallée de l’Indus)

Le site de Mohenjo Daro situé au Pakistan, près de la frontière indienne où s’est développée il y a six mille ans la civilisation de l’Indus, a révélé une cité vieille de 5 000 ans équipée d’infrastructures dignes des cités égyptiennes, notamment des systèmes de chasse d’eau et d’égouts complexes.

Drone view of Mohenjodaro (The Indus Valley Civilization)

Amar Jaleel at Mohenjo Daro

Le chant de la nature

On en parle !

Parce que, l’Inde ; corbeille de curiosités, mystique du pauvre, tropisme du gentilhomme ; de quels dédales de matière, surgit accolé au texte, à petits coups légers de pommeau, le matin ?

Si l’on considère que chaque livre ait sa propre aura, celle-ci tirerait indubitablement vers le vert, un vert banian, en témoignage du pays d’où il nous parvient, Mother India !, autant dire d’une autre planète ; du nom aussi des éditions Banyan, qui l’hébergent.

Vert globalement, vert crucial marbré infrarose, d’effervescences gulab jamun, au niveau du cœur, de paysages ultraviolets au plan coronal, et de climats. Avec par endroits l’ozone de ces petits trous, des apnées et des zones de non-droit, dès lors que le paysage se dépaysage comme il se déclame, au profit de la laideur, que les dieux l’abandonnent, comme un vulgaire chantier, aux hommes.

Cette poésie simple, en voie d’extinction, d’une conscience à l’œuvre, si étrangère à nos paysages mentaux, déborde littéralement le cadre étroit de nos concepts : trente-trois millions de dieux (sic) y survivent les uns les autres, avec beaucoup de malice, un cœur pur d’enfant, et la maîtrise des sages.

Elle me rappelle une histoire de longue date qui me fut contée lors d’un séjour ancien, en Inde, par un brahmane.  Bhopal et son peuple étaient alors en deuil et réclamaient à corps d’indigents et à grands cris de désespoir un remède. La ville, par l’entremise d’un chauffeur de taxi, organisa alors de prendre en otage tel fameux poète, le porta en place publique et lui ordonna de déclamer ses vers. Il se fit un grand silence, au cours duquel la foule guérie de ses maux se pâma.

C’est dire quelle valeur l’Inde accorde à la poésie. Cette poésie-là, écrite avec l’innocence pleine de notre enfant intérieur, s’adresse sans intermédiaire au cœur, sans passer par la tête. Elle prête des sentiments aux arbres et des intentions au soleil, elle nous renvoie, nous maudits, à nos handicaps, elle nous désarçonne et nous désarme, nous rappelant à un espace de joie inconditionnelle que rien jamais ne saurait entamer.

Qu’un livre de bienveillance, égrenant la dénaturation du monde entre peinture naïve, piécettes de poésie, volées de linges aux étoiles, conte, chant, méditation, levers de sentiments,  de cour en miracle au ras d’un fil d’humeurs, nous engage avec autant de candeur écho responsable à regarder et à aimer, fasse appel aux registres du coeur, nous renature et nous ressensibilise, est-il encore, sinon raisonnable, envisageable ?

Ici la réalité bonhomme travaillée dans le sens du poil, bon bougre mal gré et porte à porte, roucoule terre à terre sa facture endogène, boue en l’air.

Gulzar, qui dévoilant « le chant de la nature » initie à la pirouette nos esprits rigides, est un poète, parolier, réalisateur, scénariste, producteur et dramaturge indien né en 1936 à Dina dans l’actuel Pakistan. Il jouit en Inde d’un immense renom et ne manque pas d’humour. De nombreuses récompenses lui ont été décernées, parmi lesquelles la plus haute distinction indienne, la Sahitya Akademi Award, en 2002.

« Est-il possible qu’un jour / Rien ne se passe, / Absolument rien… / Et qu’allongé sur mon lit, je demeure immobile le temps d’une soirée, / Juste à l’arrêt, / comme un poème qui, après avoir été lu, reste suspendu / Que je le reste aussi… ! ».

Carole DARRICARRÈRE
(Poète, critique littéraire pour Sitaudis,  La Cause littéraire, Libr-Critique, et photographe)

https://urlz.fr/9WEo

https://urlz.fr/9WIw

 

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Le chant de la nature de Gulzar

Chers amis,
Nous sommes heureux de vous annoncer la publication d’un recueil de poésie aux éditions Banyan.

Collection Poètes

Une collection ouvrant en France l’accès aux trésors de la poésie indienne, à ses idéaux précieux, sa hauteur spirituelle, sa force unique à guérir les blessures d’un monde déchiré par les conflits.

Dans notre monde rempli de « bruit et de fureur », la poésie de Gulzar nous offre un havre de paix, un moment de beauté préservée, un espace de méditation.Dans ce recueil de soixante poèmes contemporains, le poète aborde le thème de la nature en Inde. Ces poèmes évoquent à leur manière la douceur, l’éclat, le charme d’une nature parée d’or et de lumière tout en n’omettant pas la laideur de l’environnement pollué des villes indiennes souvent surpeuplées, forêts bétonnées, architectures aléatoires…

Il donne voix aux grands arbres, à la rivière, au ciel et nous offre leur vision de la liberté, voire leur désir d’évasion spirituelle et partage avec nous, lecteur d’un jour, son souci grandissant de la protection urgente de la nature !

Traduit de l’hindi par Jyoti Garin, Ganesha Rollé, Martine Gobert.

Avec toutes nos amitiés,
David Aimé

 

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Les coutures du ciel commencent à se défaire du firmament,
Le chapiteau du ciel se perce un peu partout.
Avec les points de ma poésie,
Je passe toute la journée à le repriser !

 

Pour commander l’ouvrage, c’est ici  : http://www.editions-banyan.com/produit/chant-de-nature/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Infinis d’Asie – Jean-Baptiste Huynh

Pour ce nouveau rendez-vous photographique, le MNAAG invite Jean-Baptiste Huynh et son regard singulier sur l’Asie. Dans une scénographie épurée et intemporelle, conçue par l’artiste lui-même, se décline un travail ordonné, intime et introspectif à travers le portrait, le nu, l’univers minéral et végétal, ou encore les symboles spirituels emblématiques des pays dont il est familier depuis plus de vingt ans. Le visage, le regard, l’image de soi, la lumière, l’intemporalité et la relation à l’infini forment les thèmes récurrents de son oeuvre.

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Pramila Bisoi, une voix pour les Indiennes pauvres

image.pngPramila Bisoi, le 1er avril, dans l’Etat d’Odisha. ISHAN TANKHA POUR « LE MONDE »

La candidate aux origines paysannes est quasi sûre d’être élue dans un Parlement où les femmes sont rares

Debout dans sa Jeep sans toit, à l’ombre d’un parasol vert aux couleurs du parti Biju Janata Dal (BJD), Pramila Bisoi se tient droite comme une statue. Sur la route parsemée de nids-de-poule, son corps est si frêle qu’il ne cesse de balancer de droite à gauche. Elle manque parfois de tomber à force de vouloir garder les mains jointes en guise de salutation aux villageois massés sur le bord de la route. La paysanne de 70 ans, aux mains calleuses et au sari légèrement relevé sur la tête, n’est pas tout à fait rompue à ce genre de road show électoral. Elle n’a appris qu’elle était candidate aux élections générales que trois semaines avant le début du scrutin, organisé jeudi 18 avril dans cette circonscription rurale d’Asika, dans l’Odisha, dans l’est de l’Inde. Du 11 avril au 19 mai, 900 millions d’Indiens sont appelés aux urnes pour renouveler leur Parlement, qui élira le prochain premier ministre. Dans cette circonscription d’environ 2 millions d’habitants, rares sont ceux qui la connaissent. Alors son parti lui a conseillé de faire de son mieux pour ressembler au portrait d’elle qui figurera sur la machine électronique le jour du vote : sourire aux lèvres et mains jointes.

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The Ganges River

From Saviour To Seeker The Story Of Mother Ganga 1st Trailer The Ganges River

“From Saviour to Seeker- The story of Mother Ganga” will be the first ever documentary of its kind which is aimed at systematic and analytical depiction of various issues associated with the Ganges from historical, geographical, religious to biological. It will be a detailed analysis of its slow death we are seeing now which includes the factors responsible for the degradation of the river, efforts so far by various stakeholders and the possible solutions, taking into consideration various examples of river cleaning around the world.

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