L’Inde et la Renaissance de la Terre

L’Inde et la Renaissance de la Terre

Sri Aurobindo

 

Page 85 – 91

Les textes suivants sont extraits des « Épîtres de l’étranger », adressés comme depuis l’Europe à un correspondant imaginaire en Inde. Sri Aurobindo écrivit ces « Épîtres » au début de 1910 et avait probablement l’intention de les publier dans le Karman, mais ne put le faire en raison de son brusque départ pour Calcutta. Quelques-uns des derniers extraits proviennent d’épîtres rédigés peu après son arrivée à Pondichéry.

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15 août 1947 : naissance de l’Inde libre

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MESSAGE POUR L’INDÉPENDANCE DE L’INDE

 

15 Août 1947. Le jour où la nation accède à l’indépendance, une voix parle au peuple de l’Inde. La voix de celui qui avait été le premier révolutionnaire à exiger «purna swaraj» c’est-à-dire l’indépendance complète. La voix du Rishi de l’Inde moderne, qui a retrouvé le secret de sa grandeur passée afin de l’offrir à une Inde future, dont la mission était de devenir « le Gourou des nations. » La voix de Sri Aurobindo

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15 août 1947 : l’Inde proclame son indépendance

15 août 1947 : l’Inde proclame son indépendance chérie

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Trois cents ans de domination britannique, 300 ans de traditions, de liens, de commerce, d’amour-haine et de colonisation… l’adieu fut historique en ce 15 août 1947. Depuis cette date (l’Independance Day), l’Inde décide de son destin mais elle reste sous influence anglaise au sein du Commonwealth. On sortait de la guerre et les empires coloniaux se fissuraient de toutes parts. L’heure de l’Inde avait sonné. Le sous-continent indien se divisa en deux futurs états. Même Lord Mountbatten, le dernier-vice roi des Indes, récemment incarné au cinéma par Hugh Bonneville dans le film de Gurinder Chadha, n’eut d’autre choix que d’entériner cette partition porteuse de convulsions et de violences multiples. On l’a un peu oublié aujourd’hui mais, au départ, l’Union indienne se vit attribuer le statut de dominion, comme son voisin le Pakistan. Les liens restaient étroits, surtout du point de vue militaire. L’Inde eut beau voler de ses propres ailes, la présence britannique restait forte, très forte. Mais elle avait obtenu, chèrement acquis pour être plus précis, sa liberté. Elle pouvait désormais forger sa propre histoire, de la campagne pour la non-violence du Mahatma Gandhi contre l’occupation britannique à l’Inde actuelle, un des pays majeurs des “BRICA” (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), ces économies florissantes qui bouleversent le cours du monde. L’Inde vient de mettre de l’ordre dans sa monnaie et dans sa TVA. Elle compte désormais sur l’échiquier planétaire ; en 1947, c’était au contraire une nation inquiète, coincée entre le Pakistan et le futur Bangladesh, qui émergeait. À l’origine, elle reste une monarchie constitutionnelle. Très vite, en 1950, elle accède au rang de république parlementaire fédérale, entre gouvernement central et états indiens. L’Inde s’inspira du parlementarisme en vigueur à Londres ; on ne s’émancipe pas si facilement du joug élégant des sujets de Sa Très Gracieuse Majesté.

L’Inde neuve et libre absorbera aussi très vite les comptoirs français et portugais, parachevant sa marche libératrice. Héritage de ce 15 août 1947, l’Inde est la plus vaste démocratie du monde. La liberté de la presse y est garantie et les libertés civiles protégées. Dans la région, elle constitue un exemple, assez rare pour être souligné. Dans cette épopée, Lord Mountbatten occupa une place centrale, au point de devenir un héros aux yeux des Britanniques. Il assuma la pire des charges : préparer l’indépendance mais surtout, avant de la proclamer, concilier les vues antagonistes du Parti du Congrès et de la Ligue musulmane, deux ennemis qui se regardèrent toujours en chiens de faïence, ferments de lutte et de tensions. Les premiers, hindous, préconisaient une Inde laïque et unie ; les seconds un état musulman que les Anglais, toujours avides de diviser pour (continuer à) régner, cautionnèrent. Arbitre des hostilités, Lord Mountbatten ne put empêcher le déchaînement des violences : l’Inde naissante déboucha ainsi sur un énorme déplacement de population, ainsi qu’un nombre considérable de victimes, entre 500.000 et un million. Lord Mountbatten, qui sera assassiné par l’IRA en 1979, noua heureusement d’excellentes relations avec Nehru, une des grandes figures de l’Inde désormais maîtresse de son sort.

 

http://soirmag.lesoir.be/108360/article/2017-08-09/15-aout-1947-linde-proclame-son-independance-cherie#

Le Pèlerinage d’argent

La Croix. Jeudi 13 juillet, vendredi 14 juillet 2017

Livres Et idées

Laurence Péan, le 13/07/2017 à 7h44

Dans une Inde médiévale mais bien réelle, les aventures burlesques et philosophiques d’un jeune prince incapable de s’émouvoir et qui doit guérir de ce mal s’il veut monter sur le trône.

Au royaume de Lanka (Ceylan) vit Jayasurya, un prince atteint d’un mal qui défie les médecins les plus érudits mandés à son chevet : l’indifférence à l’égard de son prochain. Un défaut majeur qui l’empêche de succéder à son père.

Tout à son désespoir, le vieux roi Simha envoie donc son fiston en pèlerinage à Kashi (Bénarès), la ville sacrée du nord de l’Inde. À pied, comme un simple voyageur mais accompagné du fidèle Tilaka, l’ami du prince.

Une succession de rencontres burlesques

Les deux compères seront bientôt rejoints par Valli, une jeune fille pauvre épousée à la hâte par Jayasurya, et Purohita, un brahmane déclassé et protecteur de Valli.

En remontant le long du continent indien, cette petite troupe hétéroclite va vivre une succession d’aventures burlesques et de rencontres cocasses, qui seront prétextes à des joutes oratoires et philosophiques retranscrites sous forme de dialogues entre les différents protagonistes.

Il y aura notamment le démon affamé qui assaille de questions les voyageurs sur le sens de la vie, comme autant d’énigmes à résoudre sous peine d’être mangés tout crus, le poète qui leur prescrit l’usage de la poésie comme remède aux maux de l’âme, le collecteur d’impôts qui développe sa théorie sur l’estimable privilège de s’acquitter de taxes, le professeur humoriste et psychanalyste avant l’heure qui croit au rire comme antidote à une psyché affaiblie…

Des études de droit à Cambridge

L’écrivain de langue tamoule Anantanarayanan (1907-1981) est l’auteur de contes soufis – dont quelques-uns ont été publiés dans la revue Europe en avril 2014 – et d’un unique roman, Le Pèlerinage d’argent, publié en 1961 et réédité aujourd’hui par Banyan – du nom de cet arbre emblématique de l’Inde aux racines profondes et à l’ombrage apaisant.

Fils d’un brahmane anticonformiste qui permit à ses huit enfants l’accès à l’instruction, Anantanarayanan put ainsi suivre des études de droit à Cambridge – fait rare à l’époque du Raj. Son séjour anglais fut pour lui l’occasion de dévorer une multitude de livres dans toutes sortes de domaines : religions, musique, poésie, médecine… autant de connaissances assimilées qui tissent le fil de ce roman et vont peu à peu amener le jeune prince sur le chemin d’une certaine guérison…

Laurence Péan

 

  • « Le Pèlerinage d’argent », de Madhavaiah Anantanarayanan, traduit de l’anglais par Éric Auzoux, Éditions Banyan, 227 p., 19,60 €

 

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La difficulté d’être bon – L’art subtil du Dharma

Bonjour,
Nous sommes heureux de vous annoncer la publication d’un nouvel ouvrage aux éditions Banyan :
 
Gurcharan Das
La difficulté d’être bon – L’art subtil du Dharma
 
Si la plupart d’entre nous se pose tout au long de la vie la question du bien et du mal, personne n’avait encore pensé à la rapprocher de celle du « Dharma », qui signifie en substance « faire l’action juste », grande obsession du Mahabharata. C’est désormais chose faite avec ce très riche essai de Gurcharan Das, qui apporte un éclairage nouveau sur cette question, en se tournant vers la grande épopée constitutive de la culture indienne et à travers les expériences de personnages proches de nous : des êtres humains ordinaires, c’est-à-dire imparfaits, qui doutent, trébuchent, et se heurtent à une morale aux lignes floues.

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Schopenhauer fils de l’Inde

Schopenhauer fils de l’Inde (Hors série du Point sur Arthur Schopenhauer)

Schopenhauer fils de l’Inde

par Roger-Pol Droit

Schopenhauer et l’Inde ont pratiquement le même âge. Cette affirmation signifie simplement que la jeunesse du philosophe et la découverte savante des doctrines indiennes par l’Europe coïncident. Arthur naît à Hambourg en 1788, l’année même où la Société asiatique du Bengale inaugure, à Calcutta, la publication de ses travaux. Ceux-ci vont métamorphoser la culture européenne : les premiers volumes de ces Asiatick (sic) Researches sont réédités à Londres en 1800, traduits en allemand en 1802, en français en 1803, et seront lus par Schelling*, Fichte*, Hegel*, Novalis*, Schleiermacher* et bien d’autres, dont évidemment Friedrich Majer (px), qui fera découvrir la pensée brahmanique à son jeune étudiant.Lire la suite »