Jean Herbert : entretien avec Jean Biès

Jean Herbert : entretien avec Jean Biès (Vandoeuvres, 1974)

Cet entretien a eu lieu à Van­dœuvres, en Suisse, le 13 mars 1974. Jean Herbert est mort le 20 août 1980.
Gandhi, Vinôbà Bhave, Shri Ramakrishna, Swami Vivekananda, Swâmi Ramdas, Shri Aurobindo, Ramana Maharshi, Ma Ananda Moyi… Les « sages de l’Inde contemporaine »… Ces noms sont désor­mais liés à celui de Jean Herbert, sans qui nous ne les connaîtrions que peu ou pas du tout. Des noms qui sont aussi des paroles de vie, des enseignements capitaux, où l’Occident en dérive puise les éléments de l’éternelle sagesse et les possibles d’une humanité future. À ce titre, Jean Herbert n’apparaît pas seulement comme un traducteur ou un vul­garisateur de talent, mais comme un humaniste et un précurseur, à la fois sensible au rapprochement des peuples d’Orient et d’Occident, et soucieux d’une unité mondiale par le haut.Lire la suite »

Mohenjodaro (civilisation de la vallée de l’Indus)

Le site de Mohenjo Daro situé au Pakistan, près de la frontière indienne où s’est développée il y a six mille ans la civilisation de l’Indus, a révélé une cité vieille de 5 000 ans équipée d’infrastructures dignes des cités égyptiennes, notamment des systèmes de chasse d’eau et d’égouts complexes.

Drone view of Mohenjodaro (The Indus Valley Civilization)

Amar Jaleel at Mohenjo Daro

Découverte d’une nouvelle espèce de singe en Inde

C’est une histoire qui a commencé par une simple promenade. Christopher Campisano, archéologue à l’université de l’Arizona, et ses collègues grimpaient une colline près du site archéologique de Ramnagar en Inde quand Christopher Campisano a remarqué un petit objet brillant au milieu de la poussière. Au premier coup d’œil, il a su qu’il venait de découvrir quelque chose d’important.

Après analyses, il s’avère que l’objet était une molaire inférieure appartenant à une espèce de singeayant vécu il y a 13 millions d’années, durant le Miocène. Cette espèce, baptisée Kapi ramnagarensis, n’a jamais été décrite auparavant et serait l’ancêtre le plus récent des gibbons actuels. Ils ont publié leur découverte dans Proceedings of The Royal Society B.

La dent trouvée par les scientifiques sur le site archéologique de Ramnagar en Inde. © Christopher C. Gilbert et al. Proceedings of The Royal Society B

La dent trouvée par les scientifiques sur le site archéologique de Ramnagar en Inde. © Christopher C. Gilbert et al. Proceedings of The Royal Society B  

La dent d’un singe inconnu

Cette découverte a eu lieu en 2015. Il a fallu plusieurs années de recherche pour trouver le propriétaire de cette dent. Les scientifiques ont effectué des scanners de la molaire pour comparer sa structure à d’autres dents de singes vivants ou éteints.

« Nos résultats étaient assez convaincants et soulignaient indéniablement les liens étroits de cette dent vieille de 13 millions d’années avec les gibbons », explique Alejandra Ortiz, qui a pris part à cette recherche, dans un communiqué de presse.

Mais aucun fossile relié aux gibbons datant d’il y a environ 13 millions d’années dans cette région n’était documenté. Ceux répertoriés étaient plus récents d’environ cinq millions d’années. Les chercheurs ont donc conclu que la dent appartenait à une nouvelle espèce, Kapi ramnagarensis.

Cette dent permet aussi de dater l’arrivée des premiers Hylobatidés en Asie du Sud-Est depuis l’Afrique. Des fossiles de grands singes, datant également du Miocène, ont été aussi retrouvés dans différents sites de fouille d’Asie du Sud-Est, suggérant que les premiers gibbons ont migré ensemble avec les premiers grands singes et les ancêtres des orangs-outangs.

Carte de la migration des Kapi ramnagarensis jusqu'en Asie du Sud-Est où les gibbons actuels vivent. La dent a été trouvée à mi-chemin au nord de l'Inde. © Lucy Betti-Nash

Carte de la migration des Kapi ramnagarensis jusqu’en Asie du Sud-Est où les gibbons actuels vivent. La dent a été trouvée à mi-chemin au nord de l’Inde. © Lucy Betti-Nash

https://www.futura-sciences.com – le 11/09/20

La France s’affiche aux côtés de l’Inde dans son conflit avec la Chine

La ministre française de la Défense Florence Parly au côté de son homologue indien Rajnath Singh et d’Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, le 8 octobre 2019 à Mérignac, devant un des Rafale destinés à l’armée de l’air indienne. PHOTO / Régis Duvignau / REUTERS

La ministre française de la Défense Florence Parly au côté de son homologue indien Rajnath Singh et d’Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, le 8 octobre 2019 à Mérignac, devant un des Rafale destinés à l’armée
 de l’air indienne. PHOTO / Régis Duvignau / REUTERS

La ministre française des Armées, Florence Parly, est reçue ce jeudi 10 septembre sur la base militaire indienne d’Ambala afin d’assister à l’incorporation des premiers avions Rafale au sein de l’Indian Air Force.

C’est un geste fort que la France a décidé de faire vis-à-vis de son partenaire stratégique en Asie, ce jeudi 10 septembre. La ministre des Armées, Florence Parly, est en Inde pour participer à l’intégration de cinq Rafale au sein de l’armée de l’air indienne, sur la base d’Ambala, près de Chandigarh, dans le nord du pays. “C’est un message sérieux à la Chine et au Pakistan”, affirme le journal DNA. La cérémonie marque en effet la livraison officielle des premiers des 36 avions de combat commandés à l’avionneur Dassault en septembre 2016, dans un contexte de tensions accrues au Cachemire d’une part et à la frontière himalayenne du Ladakh d’autre part.

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En Inde, la fête du dieu éléphant à l’épreuve du Covid et de l’écologie

Le festival hindou de Ganesh Chaturthi se termine ce mardi 1er septembre par la traditionnelle immersion de milliers de statues à l’effigie de Ganesh, le dieu à tête d’éléphant. L’épidémie de coronavirus chamboule l’organisation du rituel, ce qui pourrait représenter une opportunité écologique.

En Inde, la fête du dieu éléphant à l’épreuve du Covid et de l’écologie
L’effigie de Ganesh sera bientôt précipitée dans la mer d’Arabie, à Bombay, le 12 septembre 2019.RAFIQ MAQBOOL/AP

Pendant dix jours, des effigies de Ganesh, dieu hindou de la sagesse et des commencements, ont décoré les façades, rues et pandal (1) des lieux où résident les communautés hindoues. Dans l’État de Maharashtra (Inde), des milliers de statues de la fameuse divinité à tête d’éléphant parsemaient Bombay, lieu emblématique du festival Ganesh Chaturthi, qui honore chaque année le voyage sur terre de Bappa, descendu du mont Kailash, demeure de ses parents, Shiva et Parvati.

Le rituel de Ganesh Visarjan

Lors du onzième jour des festivités, qui tombe cette année mardi 1erseptembre, les statues de Ganesh sont transportées vers des points d’eau pour y être immergées et s’y dissoudre, une pratique liée au rituel de Ganesh Visarjan, qui marque le retour de Bappa chez lui. « Ce processus de fabrication de statues éphémères, suivi de leur destruction, est récurrent lors des rites hindous. Il rappelle le caractère impermanent de toute chose », explique le père Jacques Scheuer, spécialiste de l’hindouisme, professeur émérite de l’université catholique de Louvain et enseignant au centre Sèvres.

« Le monde est une manifestation de la puissance de la divinité, source créatrice de l’univers. Par la destruction de cette manifestation dans les dimensions extérieures de l’espace et du temps, le monde doit être ramené à l’unité, à son point d’origine au sein de la divinité », précise le jésuite. Un tel rite porte également en lui une signification morale, puisque, selon Jacques Scheuer, « fabriquer des images provisoires, qui durent le temps de la fête pour être enfin abolies et dissoutes, rappelle la nécessité de ne s’attacher à rien ».

Malheureusement, la plupart de ces statues de plâtre, souvent imposantes, et décorées de peinture et fleurs en plastiques, ne se décomposent qu’après plusieurs années, rejetant des substances chimiques dans les eaux qu’elles envahissent. On compte environ 150 000 statues immergées chaque année à Bombay.

« C’est le rite qui importe »

La pollution des eaux liée à l’événement peut sembler contradictoire avec une certaine dimension de la foi hindoue. « Dans l’hindouisme, le ciel, la terre, le cosmos font partie d’un grand tout en communion. » explique Jacques Scheuer. Pourtant, cette assise théologique ne permet pas une prise en compte significative des enjeux écologiques.

« Cette conception cosmique, poursuit le prêtre, qui inclut les animaux et les végétaux, ne signifie pas nécessairement une réflexion concrète sur les dégâts que peut subir l’environnement. Le rite, surtout, est important. »

À ce propos, l’exemple du Gange, « considéré comme ce qu’il y a de plus pur et de plus purifiant », est révélateur. « On y déverse quantité de détritus ou de restes de crémations. On y lave le bétail, les égouts s’y déversent », souligne le jésuite. « Certains milieux hindous prennent conscience de cette contradiction. Mais pour la plupart des gens ça n’est pas important ».

L’opportunité « Covid-19 »

Les dégâts infligés à l’environnement lors du festival ont récemment commencé à être considérés. Ainsi, en 2018, une idole intensément vénérée, Lalbaugcha Raja, qui mesure plus de six mètres de haut, avait été décorée par des matériaux biodégradables. En outre, certains fabricants abandonnent le « plâtre de Paris » au profit de l’argile.

Une solution serait néanmoins de ne pas envahir les points d’eaux avec ces effigies, dont seule une minorité est réellement biodégradable. Or c’est précisément cette solution que l’épidémie de coronavirus encourage. Normes de distanciation sociale obligent, les habituelles processions ne pourront avoir lieu. Par conséquent, la Brihanmumbai Municipal Corporation (BMC), a installé plus de 200 bassins artificiels à travers la ville afin de maintenir la tradition tout en évitant les attroupements. Une manière d’éviter que les statues se perdent dans la nature.

(1) structures provisoires utilisées lors de diverses cérémonies religieuses.

La Croix – Jean-Baptiste Ghins, le 01/09/2020

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La chute de l’économie de l’Inde bien pire que prévu, le coronavirus fait des ravages

La pandémie de coronavirus a provoqué le plus fort recul du PIB (-23,9%) de l’Histoire de l’économie indienne, alors que le pays est un des plus endeuillé, avec 64.000 morts liés au virus (des chiffres probablement largement sous-estimés).

L’Inde est décidément bien éprouvé par la crise sanitaire et économique. Au lourd bilan humain de la pandémie (64.469 décès sur 3.621.245 cas déclarés de la maladie Covid-19, des chiffres officiels que de nombreux épidémiologistes pensent sous-estimés) s’ajoute la pire crise économique traversée par le sous-continent. En raison de deux mois de confinement brutal au printemps, le Produit intérieur brut de l’Inde a subi un recul historique au deuxième trimestre : -23,9% en glissement annuel (contre -19,2% attendu en moyenne par le consensus Bloomberg des économistes). Et ce, alors que la croissance n’était déjà que 3,1% sur un an au premier trimestre, ce qui constituait sa plus faible progression depuis 20 ans.

Alors que l’Inde est la troisième nation la plus meurtrie par la pandémie de coronavirus, derrière les États-Unis et le Brésil, jamais l’économie de la plus grande démocratie du monde n’avait enregistré une telle régression depuis le début de la publication des chiffres de croissance trimestrielle en 1996, selon la presse locale. Pour freiner la propagation du virus, New Delhi avait décrété fin mars un confinement national qui a mis à l’arrêt tout le pays de 1,3 milliard d’habitants et laissé du jour au lendemain des dizaines de millions de personnes sans sources de revenus.

https://www.capital.fr – LE 31/08/2020 À 15H43

La Chine place des silos de missiles sur une frontière contestée avec l’Inde

New Delhi accuse Pékin de construire des bases militaires au sein de la région du Ladakh. Revendiqué par les deux puissances nucléaires, ce territoire a déjà été le théâtre d’un affrontement violent en juin dernier.

Les tensions s’aggravent entre les deux géants asiatiques. L’Inde accuse la Chine de vouloir imposer sa présence militaire autour du lac Pangong Tso, dans la région du Ladakh. Revendiqué par les deux puissances nucléaires, ce territoire est lui-même situé entre la frontière qui traverse la chaîne de montagnes de l’Himalaya. Une frontière, elle aussi contestée, et dont le tracé n’est toujours pas défini. L’Inde et la Chine ayant des prétentions sur des territoires communs.

En plus de l’aspect militaire, la crise diplomatique entre les deux pays les plus peuplés du monde pourrait revêtir une dimension religieuse. En effet, New Delhi affirme que Pékin a aussi construit des silos de missiles près d’un autre lac situé aux alentours du mont Kailash. Or, cette montagne est un site sacré, qui est célébré par plusieurs religions comme l’hindouisme et le bouddhisme. Selon le quotidien The Hindustan Times, l’armée chinoise aurait également érigé des héliports près de ce lac pour intervenir rapidement en cas de conflit.

Une crainte plausible, puisque la région du Ladakh a déjà été le théâtre d’un incident entre les deux puissances, en juin dernier. En effet, les armées chinoises et indiennes s’étaient affrontées le 15 juin lors d’un affrontement au corps-à-corps : une patrouille indienne avait sommé à des soldats chinois de partir de leur campement qui était situé près de la frontière disputée. La dispute entre les deux patrouilles s’est ensuite transformée en combat bien réel. Ce dernier avait notamment fait 20 morts côté indien, et un nombre inconnu de victimes dans les rangs chinois. Il s’agissait alors de la première confrontation meurtrière entre les deux pays depuis 45 ans. Depuis, New Delhi et Pékin se sont renvoyés la responsabilité des affrontements.

Les deux pays ont envoyé des dizaines de milliers de soldats, de véhicules ainsi que des avions de chasse en renforts près de cette frontière contestée. Actuellement, aucun accord diplomatique entre les deux puissances ne semble se dessiner. L’Inde a par exemple banni une soixantaines d’applications chinoises – dont Tik Tok – de son territoire. Une restriction mise en place pour « assurer la sécurité et la souveraineté du cyberespace indien » a justifié New Delhi.

THOMAS ROMANACCE  PUBLIÉ LE 31/08/2020 À 16H00

https://www.capital.fr/

Inde: une tribu menacée des Andaman touchée par le coronavirus

Dix membres de la tribu menacée des Grands Andamanais, qui vit dans les îles Andaman (océan Indien) ont contracté le coronavirus, ont annoncé jeudi 27 août les autorités, suscitant l’inquiétude pour l’avenir de cette population autochtone.

Cette tribu ne compte plus aujourd’hui qu’une cinquantaine de représentants qui vivent sur la minuscule île de Strait Island, dépendant totalement du gouvernement indien pour leur survie. Le territoire des Îles Andaman-et-Nicobar, qui sépare le Golfe du Bengale de la mer d’Andaman, compte une population de 400.000 habitants. Il dénombre officiellement 2268 cas de coronavirus et 37 décès.

Les autorités indiennes ont envoyé dimanche une équipe médicale sur Strait Island pour évaluer la situation alors que six membres de la tribu avaient été testés positifs à Port Blair, capitale du territoire. Certains des membres de la tribu ont l’habitude de se rendre à Port Blair, où ils travaillent dans la fonction publique. «L’équipe a testé 37 échantillons et il est apparu que quatre membres de la tribu étaient positifs. Ils ont été hospitalisés», a déclaré à l’AFP Avijit Ray, un fonctionnaire indien.

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Une alliance militaire Inde-Vietnam contre l’alliance sino-pakistanaise ?

Les actions chinoises en mer de Chine méridionale ont rapproché Hanoï et New Delhi dans un partenariat d’experts comparable à l’alliance Pékin-Islamabad. « L’Inde cherche à faire à la Chine ce que la Chine a fait à l’Inde : c’est-à-dire le confinement et l’encerclement », déclare un analyste. 

par Patrice Bravo (son site) 
vendredi 28 août 2020

Lorsque la marine chinoise a effectué des exercices presque simultanément dans quatre régions maritimes cette semaine, beaucoup ont été impressionnés par la démonstration de force, mais peu ont remis en question le public visé. Les experts étaient presque unanimes à considérer les exercices dans la mer de Chine méridionale, la mer de Chine orientale, le nord de la mer Jaune et le golfe de Bohai, comme la réponse de Pékin à ce qu’il considère comme une belligérance accrue des Etats-Unis. Washington a récemment envoyé des porte-avions en mer de Chine méridionale, fait passer un destroyer dans le détroit de Taïwan, fait voler des avions de reconnaissance et des bombardiers B-1B au-dessus de la région et s’est rangé du côté des pays d’Asie du Sud-Est dans leurs différends territoriaux avec la Chine. 

Comme l’a dit Josef Gregory Mahoney, professeur de politique à l’université normale de Chine orientale de Shanghai : « La Chine est confrontée à un risque croissant que le président Donald Trump déclenche un incident dans la mer de Chine méridionale, impliquant peut-être Taïwan ». Les exercices de la Chine ont envoyé en réponse un message clair, alors que la Chine ne veut pas de guerre avec les Etats-Unis. Si une guerre arrive, elle est prête et capable de se battre et sur plusieurs fronts si nécessaire. 

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