L’Inde réinvente sa stratégie énergétique – et le climat mondial pourrait en bénéficier

Le pays peut-il répondre aux demandes d’une classe moyenne en augmentation constante, tout en réduisant ses émissions de carbone ? L’avenir de la planète pourrait dépendre de la réponse.

Mumbai illuminée s’étend à perte de vue sur cette image prise depuis l’immeuble d’habitation le plus ...

Mumbai illuminée s’étend à perte de vue sur cette image prise depuis l’immeuble d’habitation le plus haut d’Inde, une tour de luxe de 76 étages. Cette ville dynamique reflète les ambitions d’une classe moyenne croissante, sollicitant de plus en plus le réseau électrique du pays.
PHOTOGRAPHIE DE Arko Datto

Par une chaude et humide matinée de ce mois de septembre 2021, dans l’État du Madhya Pradesh, au centre de l’Inde, Chetan Singh Solanki descend du bus dans lequel il a élu domicile depuis dix mois. Il pénètre ensuite dans l’amphithéâtre d’un lycée de la petite commune de Raisen, où 200 étudiants, enseignants et fonctionnaires sont venus l’écouter.

Professeur en énergie solaire à l’Institut indien de technologie (IIT) de Mumbai, Chetan Singh Solanki, la quarantaine, a pris un congé fin 2020 pour un périple de onze ans à travers l’Inde. Objectif : inciter à l’action contre le changement climatique. Son véhicule est, en lui-même, une démonstration de l’utilité de l’énergie renouvelable : les panneaux solaires produisent assez d’électricité pour faire fonctionner l’éclairage, les ventilateurs, les ordinateurs, le réchaud et la télévision installés à bord. Après avoir été chaleureusement accueilli sur scène, Chetan Singh Solanki formule une requête peu commune : « Je vois quinze ventilateurs dans cette salle. Nous sommes à la mi-journée, le soleil brille et il y a beaucoup de lampes allumées, note-t-il. A-t-on vraiment besoin de toute cette lumière et de tous ces ventilateurs ? Éteignons-en quelques-uns et voyons si nous survivons.»

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Jean Herbert : entretien avec Jean Biès

Jean Herbert : entretien avec Jean Biès (Vandoeuvres, 1974)

Cet entretien a eu lieu à Van­dœuvres, en Suisse, le 13 mars 1974. Jean Herbert est mort le 20 août 1980.
Gandhi, Vinôbà Bhave, Shri Ramakrishna, Swami Vivekananda, Swâmi Ramdas, Shri Aurobindo, Ramana Maharshi, Ma Ananda Moyi… Les « sages de l’Inde contemporaine »… Ces noms sont désor­mais liés à celui de Jean Herbert, sans qui nous ne les connaîtrions que peu ou pas du tout. Des noms qui sont aussi des paroles de vie, des enseignements capitaux, où l’Occident en dérive puise les éléments de l’éternelle sagesse et les possibles d’une humanité future. À ce titre, Jean Herbert n’apparaît pas seulement comme un traducteur ou un vul­garisateur de talent, mais comme un humaniste et un précurseur, à la fois sensible au rapprochement des peuples d’Orient et d’Occident, et soucieux d’une unité mondiale par le haut.Lire la suite »

Mohenjodaro (civilisation de la vallée de l’Indus)

Le site de Mohenjo Daro situé au Pakistan, près de la frontière indienne où s’est développée il y a six mille ans la civilisation de l’Indus, a révélé une cité vieille de 5 000 ans équipée d’infrastructures dignes des cités égyptiennes, notamment des systèmes de chasse d’eau et d’égouts complexes.

Drone view of Mohenjodaro (The Indus Valley Civilization)

Amar Jaleel at Mohenjo Daro

L’Inde veut vider ses prisons à l’approche du 75e anniversaire de son indépendance

Le Premier ministre indien Narendra Modi à Gandhinagar le 29 juillet 2022. AP – Ajit Solanki

En Inde, le gouvernement veut libérer le plus grand nombre de prisonniers sous procès possible. Ils seraient quelque 350 000 à croupir derrière les barreaux sans même avoir été condamnés. À l’approche de la 75e fête de l’indépendance, le Premier ministre Narendra Modi a poussé les autorités judiciaires à agir. 

Le Premier ministre a fait passer son message lors du premier rendez-vous des autorités judiciaires locales de toute l’Inde. Il a notamment appelé les magistrats locaux, aidés de la police et du personnel pénitentiaire, à expédier le plus de jugements possibles pour libérer des prisonniers à l’approche de l’anniversaire symbolique de l’indépendance Indienne. 

La prise de position de Narendra Modi fait suite à un arrêt très sévère de la Cour suprême contre le système judiciaire indien, le 11 juillet. « Les prisons en Inde sont inondées de citoyens en cours de procès », a jugé la haute institution, ajoutant que parmi ceux-ci, beaucoup l’étaient pour des motifs très légers ou parfois même sans véritable motif, ce qui s’apparente à un « État policier ». 

Le 15 juillet, le ministre de la Justice Kiren Rijiju s’était indigné que 350 000 Indiens attendent leur procès, parfois parce qu’ils n’ont pas les moyens de se payer un avocat. Selon le ministre, le gouvernement a décidé de faciliter les grâces et les réductions de peine pour vider les prisons au plus vite. 

Côme Bastin, RFI.fr le 31 juillet 2022

L’Inde à l’honneur !


ARTE dévoile une programmation spéciale à l’occasion du 75e anniversaire de l’indépendance de l’Inde : chroniques flamboyantes des derniers feux de l’Inde britannique (« Indian Summers » et « Le dernier vice-roi des Indes »), splendeurs bollywoodiennes (« Bajirao Mastani ») et classiques du cinéma bengali (« Le salon de musique », « Charulata » et « Le lâche »)

https://www.arte.tv/fr/videos/RC-022806/l-inde-a-l-honneur/

En Inde, Draupadi Murmu, issue d’une communauté tribale marginalisée, élue présidente

Originaire de l’Etat d’Odisha, dans l’est de l’Inde, elle avait été désignée par le parti au pouvoir de Narendra Modi, le Bharatiya Janata Party, comme candidate à ce poste essentiellement cérémoniel.

Une femme membre du Bharatiya Janata Party pose une pâtisserie sur une photo de la nouvelle présidente de l’Inde, Draupadi Murmu, à New Delhi, le 21 juillet 2022.

Une femme membre du Bharatiya Janata Party pose une pâtisserie sur une photo de la nouvelle présidente de l’Inde, Draupadi Murmu, à New Delhi, le 21 juillet 2022. PRAKASH SINGH / AFP

Elle a bénéficié du soutien du parti au pouvoir du premier ministre Narendra Modi. Une femme issue d’une communauté tribale marginalisée a été élue, jeudi 21 juillet, présidente de l’Inde, à l’issue d’un vote du Parlement.

Draupadi Murmu, appartenant à la tribu Santhal, a reçu le soutien de plus de la moitié des parlementaires, selon des résultats partiels publiés par la commission électorale. A 64 ans, elle devient la première présidente issue d’une tribu et la deuxième présidente de l’Inde.

Mme Murmu, originaire de l’Etat d’Odisha, dans l’est de l’Inde, a été désignée par le parti au pouvoir de M. Modi, le Bharatiya Janata Party (BJP), comme candidate à ce poste essentiellement cérémoniel.

M. Modi a dans un tweet félicité Mme Murmu, soulignant que « son succès exemplaire motivait chaque Indien »« Elle a émergé comme un rayon d’espoir pour nos citoyens, notamment les pauvres, les marginalisés et les opprimés », a-t-il ajouté.

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On en parle !

LIVRES
Le Courrier Suisse
JEUDI 2 JUIN 2022
AMANDINE GLÉVAREC

Nouvelles de l’au-delà

ROMAN

Dans Les Blessures des morts, Vikram Paralkar envoie son protagoniste principal affronter ses démons intérieurs.

Pour détourner le vers de Dante, quiconque entrera dans ce roman devra abandonner toute certitude, se laisser envoûter par son charme surréaliste. Ainsi, un chirurgien exerçant dans un petit village indien où la misère le dispute à la corruption voit débarquer au crépuscule une famille. Cet homme, sa femme enceinte et leur fils, n’ont rien de patients ordinaires puisqu’ils ont été assassinés, gratuitement et sauvagement. C’est donc tout droit du royaume des défunts qu’ils arrivent avec une étrange requête: que leurs blessures soient refermées avant qu’à l’aube leur sang ne se remette à couler, les vouant une nouvelle fois à une mort certaine. Commence alors une course contre la montre au cours de laquelle, telle une mythique épopée, les opérations se succèdent tout autant que les conversations. Mais déjà le soleil pointe à l’horizon et rien, évidemment, ne se passera comme prévu.

Du parti pris de l’invraisemblable, Vikram Paralkar, qui signe avec Les Blessures des morts son deuxième ouvrage, tire une histoire hyper réaliste à laquelle on adhère immédiatement, délaissant la voie de la compréhension pour celle de l’émotion nous liant aux personnages qui hantent ce huis clos. Leur complexité s’inscrit plus largement dans la fresque que l’auteur né à Mumbai dresse de l’Inde, ce pays où les divinités habitent le quotidien mais n’arrivent guère à rivaliser avec le dieu argent qui régente le tout. Magistralement orchestrée et écrite, la réflexion du chirurgien se tournera alors vers la question de savoir s’il est possible de réparer le corps sans érafler l’âme, de colmater sa vie sans se préoccuper de sa mort. Au terme de cette folle nuit, il aura affronté ses démons intérieurs. Merveilleux, comme le ­promettait la couverture.

Vikram Paralkar, Les Blessures des morts, traduit de l’anglais par Xavier Gros, Ed. Banyan, 2022, 236 pp.

Les blessures des morts

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DANS LA PRESSE

Livres
Le Courrier Suisse
Jeudi 21 juillet 2022
Amandine Glévarec

Le Corbusier, amours secrètes et guerre civile

Shiromi Pinto prend quelques libertés avec le destin de Minnette de Silva, pionnière du Modernisme et première femme architecte du Sri Lanka.

Roman

Il faudra en premier lieu s’abstenir de vouloir démêler le vrai du faux, dans ce texte où s’imbriquent le destin du célèbre architecte Le Corbusier et celui de son ­homologue sri lankaise Minnette de Silva. En effet, comme le confie Shiromi Pinto dans sa postface, ici la fiction se dispute à la réalité, et quelques libertés ont été prises avec leur amour doublement entravé, par les kilomètres qui les sépareront… et par le mariage de Monsieur. Bien que son père lui ait ordonné de quitter Londres pour rejoindre le giron familial, la jeune architecte ne cessera de nourrir une adoration empreinte d’admiration pour son aîné de trente ans, douloureusement entretenue par de rares retrouvailles et par un échange épistolaire soumis aux disponibilités d’un homme alors en pleine ascension. Quant à elle, son sexe constituera un nouvel obstacle, puisqu’elle se retrouve accablée par les caprices de clients qui sans cesse remettent ses compétences en question.

La carrière de Minnette de Silva (1918-1998), pionnière du Modernisme et première femme architecte du Sri Lanka, se découvre avec ferveur, d’autant plus que l’autrice britannique campe en toile de fond l’histoire d’un pays qui nous est peu familier. Quand un peuple se déchire au nom de l’identité nationale, que la lutte contre la langue de l’ancien colon vire à la guerre civile, quelle place reste-t-il pour les passions humaines? Voilà une grande question que Shiromi Pinto essaye d’élucider dans ce second roman, un texte dense où s’entremêlent récit et correspondance, dans un embrassement d’abord déconcertant mais bientôt fascinant.

SUR LE NET

« Minnette » est un livre, un tantinet lyrique, passionnant à lire.
A travers ce roman prenant, nous sommes transportés dans plusieurs villes du Sri Lanka et d’Inde, à Paris, Londres, sans oublier Rome et Roquebrune. Nous y découvrons le travail de ces deux architectes d’exception, l’un célèbre et l’autre qui aurait pu le devenir. Comme il est écrit sur la couverture de sa traduction en français, c’est effectivement un roman enivrant mais également un roman très exaltant.

  Véronique Atasi, Blog INDE EN LIVRES

Les Rajapaksa, saga d’un clan qui a précipité le Sri Lanka dans l’abîme

La puissante famille, aujourd’hui poussé vers la sortie par des mois de protestation, a dominé la vie politique de l’île durant près de deux décennies.

Des manifestants avec les masques des frères Rajapaksa, le 26 avril, à Penideniya, au Sri Lanka.

Des manifestants avec les masques des frères Rajapaksa, le 26 avril, à Penideniya, au Sri Lanka. ABHISHEK CHINNAPPA / GETTY IMAGES VIA AFP

Le Sri Lanka s’apprête sans doute à tourner une page de son histoire marquée par la domination des Rajapaksa. Le président Gotabaya Rajapaksa, qui était le dernier membre du clan à s’accrocher encore au pouvoir, devrait démissionner, mercredi 13 juillet. Chassé du palais présidentiel par une foule de manifestants en colère, samedi, l’homme a pris la fuite sous la protection de l’armée. Dans la hâte, il aurait laissé derrière lui 17,85 millions de roupies, soit environ 49 000 euros, en liquide. Les manifestants, qui manquent de tout depuis des mois en raison de la grave crise économique et financière qui frappe le pays, ont remis les billets flambant neufs à la police.

Plusieurs médias locaux avancent que le président se préparerait à partir pour Dubaï. Mardi 12 juillet au matin, des agents du principal aéroport international de Colombo et des passagers auraient empêché Basil Rajapaksa, ex-ministre des finances, de quitter le pays.

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La gratitude

Depuis ma toute petite enfance (cinq ans, mes souvenirs à cinq ans) et pendant plus de quatre-vingts années, j’ai toujours été entourée de gens qui m’apportaient avec abondance la révolte, le mécontentement, et puis alors, de plus en plus, des cas (certains cas qui ont été très aigus et qui le sont encore) d’ingratitude foncière – pas à mon égard, ça n’a aucune espèce d’importance: à l’égard du Divin. L’ingratitude… c’est une chose qui m’a été très-très douloureuse souvent: que cela puisse être. C’est l’une des choses que j’ai vue dans la vie, qui me paraissait la plus… la plus intolérable, cette espèce d’acidité âpre contre le Divin: que les choses soient comme elles sont, que toute cette souffrance ait été tolérée. Alors ça prend des formes plus ou moins ignorantes, plus ou moins intellectuelles, plus ou moins… mais c’est cette espèce d’acidité. Et ça prend quelquefois des formes personnelles, ce qui rend la lutte encore plus difficile parce qu’on ne peut pas mélanger des questions de personnes là-dedans – ce n’est pas une question personnelle, c’est une ERREUR de penser qu’il y ait aucun mouvement dans le monde qui soit «personnel»; c’est la conscience ignorante de l’homme qui le rend personnel, mais ce ne l’est pas: ce sont des attitudes terrestres.

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Retraites yoga et bien-être à l’étranger, est-ce encore viable à l’heure du réchauffement climatique ?

Sortir de sa zone de confort, réduire ses dissonances cognitives, est-ce que cela ne s’applique que sur le tapis ? La question environnementale nous pousse désormais à penser et à agir global.

par Sahra Leclerc et Céline Chadelat

 le 28 octobre 2019

Alors que le marché mondial du tourisme du bien-être connaît une forte croissance[1], le yoga, grande célébrité parmi les pratiques du bien-être, reste un argument fort pour augmenter le nombre de voyageurs d’un séjour. Pourtant, cette manière de voyager vient butter contre la réalité environnementale.

Le tourisme est responsable de 8% [2] des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Un chiffre en augmentation constante. Aussi attrayant soit-il, ce tourisme, qui comprend les retraites, les stages, les visites, est en effet une menace sur les écosystèmes et pour l’avenir de notre planète.

A l’heure où la porte-parole de l’écologie, Greta Thunberg, s’époumone à faire prendre conscience de l’urgence environnementale, comment concilier le désir de pratique et de vacances, sans tomber dans le piège marketing du tourisme de masse ? Faut-il exclure de nos projets toute retraite à l’étranger ? Peut-on agir durablement dans ce domaine ? Que faire de cette éthique inhérente à la pratique du yoga, quand on se déplace à l’autre bout du monde pour 8, 10, 15 jours de retraite ?

Si l’équilibre écologique de notre planète paye à lourd tribu les conséquences d’un trafic aérien démesuré, notons aussi les autres dommages collatéraux de ces voyages : des plages inondées de détritus, des rivières et fleuves détournés de leurs lits pour les besoins des grands complexes hôteliers entrainant la désertification de zones habitées, une faune qui ne se reproduit plus faute d’habitat viable, des espèces endémiques menacées, des populations privées de leurs terres agricoles et de leurs repères culturels (arbres sacrés, temples, sources d’eau…), des forêts rasées pour la construction d’infrastructures.

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Le yoga intégral de Sri Aurobindo raconté par Jean Herbert

Sri Aurobindo

C’est en 1934, à l’occasion d’un voyage Inde, que Jean Herbert a rencontré Sri Aurobindo à Pondichéry. Il était l’auteur d’une œuvre immense qui traite aussi bien de métaphysique, de psychologie que de yoga. L’écrivain Romain Rolland voyait en lui « le plus grand penseur de l’Inde d’aujourd’hui ». 

Bengali, Aurobindo avait été élevé en Angleterre chez un clergyman anglais qui devait ne lui laisser subir aucune influence indienne. Il avait fait des études extrêmement brillantes à Cambridge. On dit qu’il était capable, ayant lu un livre en une heure, de citer n’importe quelle page de mémoire. Outre l’anglais, il connaissait très bien le français, l’allemand, l’italien, mais aussi le latin et le grec ancien.

  A son retour en Inde, il s’était révolté contre l’occupation britannique et les conditions lamentables que les colonisateurs réservaient à ses compatriotes. Il entreprit d’apprendre le bengali, la langue de son peuple, ainsi que le sanskrit, la langue ancienne des Védas. 

Décidé à travailler à la libération et à l’indépendance de son pays. Et contrairement à Gandhi, il ne privilégiait pas la non-violence et préconisait même l’insurrection. A la suite d’un attentat, il fut inculpé : on l’accusa d’avoir entreposé des bombes dans sa propriété. Il resta un an en prison avant d’être acquitté, faute de preuves. 

« Après six mois de fréquentation de mes semblables en prison, y compris les voleurs et les assassins, pour la première fois, j’ai vu la présence divine, a-t-il raconté. La cellule de prison a été mon premier ashram, les prisonniers mes premiers disciples. Le seul résultat de la colère du gouvernement britannique a été de me faire trouver Dieu. » 

Il devint alors un grand yogin (peut-être le plus grand yogin de son siècle) et l’héritier des rishis, les auteurs des hymnes védiques. Fait unique dans l’Inde du début du XXe siècle : il avait aussi une connaissance très approfondie de la science et de la philosophie occidentales.  

 

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