Jean Herbert : entretien avec Jean Biès

Jean Herbert : entretien avec Jean Biès (Vandoeuvres, 1974)

Cet entretien a eu lieu à Van­dœuvres, en Suisse, le 13 mars 1974. Jean Herbert est mort le 20 août 1980.
Gandhi, Vinôbà Bhave, Shri Ramakrishna, Swami Vivekananda, Swâmi Ramdas, Shri Aurobindo, Ramana Maharshi, Ma Ananda Moyi… Les « sages de l’Inde contemporaine »… Ces noms sont désor­mais liés à celui de Jean Herbert, sans qui nous ne les connaîtrions que peu ou pas du tout. Des noms qui sont aussi des paroles de vie, des enseignements capitaux, où l’Occident en dérive puise les éléments de l’éternelle sagesse et les possibles d’une humanité future. À ce titre, Jean Herbert n’apparaît pas seulement comme un traducteur ou un vul­garisateur de talent, mais comme un humaniste et un précurseur, à la fois sensible au rapprochement des peuples d’Orient et d’Occident, et soucieux d’une unité mondiale par le haut.Lire la suite »

Mohenjodaro (civilisation de la vallée de l’Indus)

Le site de Mohenjo Daro situé au Pakistan, près de la frontière indienne où s’est développée il y a six mille ans la civilisation de l’Indus, a révélé une cité vieille de 5 000 ans équipée d’infrastructures dignes des cités égyptiennes, notamment des systèmes de chasse d’eau et d’égouts complexes.

Drone view of Mohenjodaro (The Indus Valley Civilization)

Amar Jaleel at Mohenjo Daro

Le « plus grand centre Covid » du monde

A New Delhi, dans le « plus grand centre Covid » du Face à l’accélération de l’épidémie et à la congestion des hôpitaux, les autorités de la capitale indienne improvisent un centre d’isolement de 10 000 lits. Les médias l’ont baptisé « le plus grand centre Covid-19 » de la planète.

Sous un chapiteau métallique de près d’un kilomètre de long, des lits étroits sont alignés comme des dominos. Nichée dans un campus de 32 hectares dans le sud de Delhi, la gigantesque structure avait été conçue pour accueillir jusqu’à 300 000 disciples du centre spirituel Radha Soami Satsang Beas. Elle fera bientôt office de complexe médical, après un réaménagement entrepris en urgence par les autorités de la capitale.

Face à l’accélération de l’épidémie de coronavirus et à la congestion des hôpitaux, il leur faut trouver des solutions coûte que coûte. Hôtels de luxe, salles de mariage ou wagons de train sont convertis en centres de soins. Ce chapiteau est probablement le plus impressionnant du lot et se destine à devenir un centre d’isolement de 10 000 lits, qui ouvrira ses portes le 3 juillet aux patients atteints du coronavirus. Les médias indiens l’ont baptisé « le plus grand centre Covid-19 au monde ». 

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Himalaya : un village népalais serait devenu tibétain par négligence !

village himalaya

Les frontières de l’Himalaya ne sont décidemment pas évidentes à tracer. Récemment, il a été question de troubles à la frontière indo-chinoise au Ladakh et népalo-indienne à Lipu Lekh. En plus des affrontements réguliers entre Indiens et Pakistanais au Cachemire. Cette semaine, une nouvelle affaire de frontière a fait surface. Elle concerne la démarcation entre le Népal et la Chine du côté du district de Gorkha. Cette région, située entre le Parc des Annapurna et le Langtang, abrite le Manaslu (8.156m). Un petit village, Rui, serait la cause de toute une polémique à Katmandou. Depuis près de 60 ans, les troupes chinoises auraient fait basculer ce hameau de 72 foyers sur leur territoire. Déplaçant de quelques kilomètres le tracé de la frontière. Sans que personne ne dise rien.

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Gopal Chakravarty

Il nous a quitté il y a 12 ans. Il aurait eu 100 ans aujourd’hui. Pour les 40.000 habitants des 14 villages d’Ushagram au Bengale Occidental, dont il a lancé le projet il y a une cinquantaine d’année, c’est un jour de commémoration. Les membres et amis de l’Association pour le Développement des Villages d’Oushagram (ADVO) se joignent à cet hommage à Gopal Chakravarty.


Jeune « Liberty Fighter » (Combattant de la Liberté) dans les dernières années de la domination britannique, dont il a payé le prix fort, il s’est par la suite rallié à la non-violence, inspiré par Gandhi, Sri Arobindo et bien d’autres. Il participa activement à la politique nationale d’aménagement rural de l’Inde libre, avant de claquer la porte après la « révolution verte » des années 60 et son virage productiviste et chimique. Il dirigea ensuite une importante école, où il introduisit une approche pédagogique ouverte.

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En Inde, découverte d’un temple immergé depuis 200 ans

Ph. INTACH

Les habitants d’Odisha, dans l’est de l’Inde, ont redécouvert un temple hindou, qui avait été immergé il y a près de 200 ans en raison d’importantes inondations. 

Il y a 500 ans, ce temple hindou se situait sur les rives du fleuve Mahanadi, à Odisha, dans l’est de l’Inde. Il était dédié à Vishnou et servait de lieu de culte pour les villages environnants.

Au 19e siècle, la région connaît des inondations torrentielles, et la rivière change son cours. Tous les villages, immergés, ont été désertés. Plus personne ne pouvait encore localiser le temple, passé sous les eaux.

65 temples redécouverts

Après plusieurs tentatives vaines, les archéologues de l’INTACH (l’institut indien pour l’héritage de l’art et de la culture) l’ont finalement redécouvert en raison de la baisse des niveaux d’eau des rivières.

Cette semaine, la flèche du temple a refait surface au milieu de la rivière. C’était la première fois depuis onze ans.

D’après la plateforme HeritageDaily, les recherches de l’INTACH ont permis de retrouver 65 temples antiques submergés dans la rivière Mahanadi. Ce projet de documentation s’étendait de la source du fleuve jusqu’à la mer, soit une distance de 1.700 km.

Inde : la ville de Chennai se reconfine

(Photo AFP)

Pandémie.

C’est reparti pour un tour pour la quinzaine de millions d’habitants de l’agglomération de Chennai (sud de l’Inde). Vendredi, la ville a été de nouveau confinée face à l’intensification de l’épidémie de nouveau coronavirus en Inde. Cette mesure est le premier retour en arrière majeur dans le processus de déconfinement à l’œuvre à travers la nation de 1,3 milliard d’habitants. Confronté à une économie exsangue, New Delhi a largement levé au début du mois le confinement draconien imposé fin mars à tout le pays pour freiner la propagation de la maladie Covid-19. En raison de la virulence persistante de l’épidémie, l’État du Tamil Nadu (sud) a cependant ordonné le reconfinement pour 12 jours de sa capitale régionale Chennai et de districts mitoyens à partir de vendredi. Seuls les commerces essentiels peuvent ouvrir, comme les magasins d’alimentation ou les stations essence, mais uniquement entre 6 et 14 heures. Les habitants n’ont le droit de se déplacer que dans un rayon de deux kilomètres autour de leur domicile, sauf urgence médicale.

AFP, Libération.fr le 19 juin 2020

En Asie du Sud, nouveau foyer majeur du coronavirus, le système de santé flanche

Listes d’attente, malades refusés, soins dégradées… les systèmes de santé flanchent davantage en Asie du Sud, où le nombre de malades du nouveau coronavirus explose après plusieurs mois de faible progression, même si la mortalité reste faible.

A Peshawar, capitale du Nord-Ouest pakistanais, l’hôpital où officie la chirurgienne Samra Fakhar renvoie des patients chez eux “presque quotidiennement”, faute de lits ou d’oxygène. “Il y a de la colère” au sein la population, qui parfois se transforme en “violence” envers les soignants, se lamente-t-elle.

Le Pakistan, à la population très jeune, a pourtant longtemps connu des chiffres du Covid-19 rassurants. Mais comme dans les autres pays de la zone, les statistiques se sont emballées ces dernières semaines à la faveur d’une augmentation du dépistage – encore partout insuffisant, ce qui cause une sous-évaluation du nombre de cas – et d’une progression du virus.

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Nous y voilà, nous y sommes !

Texte de Fred Vargas

Nous y voilà, nous y sommes !

Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.

Nous avons chanté, dansé.

Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

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La condition encore difficile des femmes en Inde

femme en Inde 2

L’Inde peut rougir d’être dans le top 3 des pays les plus dangereux pour la femme. Comment lutter contre cette inégalité mais surtout cette insécurité que vivent les femmes dans leur quotidien ? 

Le pays le plus incertain pour les femmes

L’Inde, le pays aux multiples traditions et croyances, où tout peut être possible, est désigné aujourd’hui comme le pays le plus incertain et dangereux pour les femmes. Réel paradoxe, dans ce pays où l’éducation, la fortune et la puissance sont les attributs des déesses dans l’hindouisme, dans ce pays qui a été le premier a avoir accepté d’être gouverné par une femme… Mais c’est un fait, les femmes manquent de considération, de respect et de sécurité. Malgré tous les efforts du gouvernement, il est difficile de changer les mentalités. Même si elles évoluent, les inégalités Hommes-Femmes persistent : les femmes sont vues comme de véritables fardeaux pour les familles surtout pour les familles défavorisées. Véritable poids économique à cause de la pratique de la dot, qui a pourtant été interdite depuis 1961, de nombreuses familles obligent les jeunes femmes quelle que soit leur condition sociale à pratiquer un avortement forcé. Pour mettre un terme à cette sélection du sexe avant la naissance, le gouvernement a décidé d’interdire aux praticiens en 1994 de révéler le sexe de l’enfant sous peine de ne plus pouvoir pratiquer leur profession.

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Tensions meurtrières entre la Chine et l’Inde

Vingt soldats indiens sont morts dans une région de l’Himalaya contestée par les deux géants asiatiques

BOMBAY, PÉKIN- correspondants

Des soldats de l’armée indienne dans  la région contestée de Ladakh (Himalaya), le 16 juin.Des soldats de l’armée indienne dans  la région contestée de Ladakh (Himalaya), le 16 juin. STRINGER / REUTERS

Vingt soldats indiens ont été tués, lundi 15 juin au soir, selon New Delhi, dans le premier accrochage meurtrier entre la Chine et l’Inde depuis quarante-cinq ans, dans une région de l’Himalaya contestée entre les deux géants asiatiques. L’armée indienne avait, dans un premier temps, fait état de trois morts dans la vallée de la rivière Galwan, mais a ajouté mardi soir que dix-sept autres hommes avaient ensuite succombé à leurs blessures.

Pékin n’a pas publié de bilan, une décision que le quotidien chinois Global Times attribue, dans un éditorial daté du 17 juin, à la volonté « d’éviter les comparaisons et d’empêcher une escalade des sentiments de confrontation » – c’est-à-dire une flambée nationaliste en Chine. Des officiels indiens ont précisé à l’agence Associated Press qu’il n’y avait pas eu de recours aux armes à feu, comme c’est l’usage dans cette zone entre les soldats des deux pays depuis 1975, mais des combats aux poings et des jets de pierres. L’armée indienne a précisé que les deux armées s’étaient « désengagées » de la zone de l’affrontement.

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