Quelques appels de clairon de Swami Vivekananda

Quelques appels de clairon

de Swami Vivekananda

L’Inde mourra-t-elle ? Alors toute spiritualité disparaîtra du monde, toute perfection morale s’éteindra, toute douce sympathie pour la religion disparaîtra, et l’idéal(ité) disparaîtra; et à sa place règnera la dualité du désir et de la luxure comme déités mâle et femelle, avec pour prêtre l’argent, pour cérémonies la fraude, la force et la compétition, et pour sacrifice l’âme humaine. Une telle chose n’arrivera jamais. La route tourne une fois de plus, une fois de plus les vibrations ont été mises en mouvement à partir de l’Inde, destinées dans un futur proche à atteindre les limites les plus lointaines de la terre. Croyez-le, croyez-le, le décret a été mis en avant, le ‘fiat’ du Seigneur a été mis en avant : l’Inde doit se lever, les masses et les pauvres sont sur le point d’être rendus heureux. L’Inde sera élevée, non par le pouvoir de la chair, mais par le pouvoir de l’esprit; non avec l’étendard de la  destruction, mais avec l’étendard de la paix et de l’amour, avec le vêtement du sannyasin; non par le pouvoir de la richesse, mais par le pouvoir du bol du mendiant.

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Journée internationale du yoga (21 juin 2015)

Ban Ki Moon

Yoga à Times Square, dont Ban Ki-Moon

« Tout comme les Nations Unies, le Yoga a confiance dans le potentiel

de l’être humain à transformer l’ensemble de l’humanité »

BAN KI-MOON

Secrétaire général des Nations Unies

Les Nations Unies proclament le 21 juin Journée internationale du Yoga. Le Yoga est une ancienne pratique physique, mentale et spirituelle qui trouve son origine en Inde. Le mot « yoga » provient du Sanskrit et signifie joindre ou unifier, symbolisant l’union du corps et de la conscience. Il est aujourd’hui pratiqué sous diverses formes dans le monde entier, et sa popularité continue de croître. Reconnaissant sa popularité universelle, le 11 décembre 2014, les Nations Unies ont proclamé le 21 juin Journée internationale du Yoga, par sa résolution 69/131. La Journée vise à sensibiliser le public de par le monde aux nombreux bénéfices de la pratique du Yoga. Lire la suite »

Tagore, haute figure de notre temps

 

Rabindranath Tagore

Philosophe, romancier, poète et peintre, moraliste et éducateur, Rabindranath Tagore est sans conteste l’une des plus hautes et des plus nobles figures de notre temps. Il a eu l’honneur de recevoir le Prix Nobel, certes, mais distinction plus rare encore, moins évidente mais beaucoup plus révélatrice, ses oeuvres ont été traduites en diverses langues par ses pairs, des écrivains aussi célèbres que lui-même : en français par André Gide et en espagnol par Juan Ramon Jimenez, tous deux Prix Nobel.

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En quête d’un nouvel espace : Romain Rolland et l’Inde

En quête d’un nouvel espace : Romain Rolland et l’Inde

Chinmoy Guha , Calcutta

Alors que, dans ce nouveau siècle, les plâtres tombent en poussière et les poutres s’effondrent tout autour de nous, c’est avec mélancolie qu’on se rappelle un dialogue presque oublié entre Romain Rolland et quelques enfants de la Renaissance indienne, qui voulaient construire un pont entre nos deux continents. Chose assez intrigante pour ma génération qui ne construit plus de ponts mais qui, avec une négligence insouciante, crée des îles.

C’était une rencontre fascinante qui dépassait les frontières, une conversation intime au coin du feu, un véritable échange non seulement entre deux courants de pensée mais aussi entre deux discours historiques et culturels. C’était aussi l’histoire d’un espace commun partagé, un espace émotionnel, une plate-forme, choses qui semblent nous échapper davantage chaque jour.

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Entretien avec Sri Aurobindo

Entretien avec Sri Aurobindo

par A.B. Purani

A.B. Purani 1930s

Le lecteur voudra bien noter que Sri Aurobindo n’a pas eu l’occasion de lire ces notes. On ne peut donc lui en attribuer la responsabiliité. Ce qui est rapporté ici n’est pas une transcription exacte de ses paroles, mais c’est ainsi que je me les rappelle. Tout ce que je puis dire, c’est que je me suis efforcé d’être aussi fidèle, en les rapportant, qu’il m’était humainement possible. Ma responsabilité personnelle reste entière et je l’assume totalement.

 A.B. Purani

Le 24 août 1926

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Une politique mondiale pour les Indes

Coomaraswamy

« Une politique mondiale pour les Indes »

(Paru dans The New Age, 24 déc. 1914)

« Ceux qui oublient que les princes hindous sont les créatures des résidents anglais, que les troupes hindoues sont prises dans les races amoureuses de la guerre et habituées à épouser aveuglément les querelles de leurs maîtres, peuvent s’imaginer que l’Inde est avec les Alliés. Il est certain, d’autre part, que les Hindous vivant en Angleterre aiment leur pays d’adoption. Quoi d’étonnant, si l’on réfléchit qu’aux Indes les lettres sont ouvertes à la poste, et que la déportation sans jugement se fait, en temps de paix ! ─ Je dois dire que la répartition de l’Europe est un problème qui ne concerne pas l’Inde. Notre idéal racial nétant pas en danger, nous n’avons pas l’excuse des Allemands ou des Alliés pour abandonner l’idéal de l’humanité. Nous qui croyons que la civilisation n’a d’autre but que de rendre les hommes plus artistes, plus aimants et plus sages, nous n’avons même pas l’excuse des penseurs européens pour compromettre l’indépendance de notre pensée. Il se peut qu’entre deux maux, pour nous, le moindre soit l’Angleterre ; il se peut que notre coopération dans cette guerre nous serve politiquement…, Mais tout ceci n’a pas de rapports étroits avec nos intérêts permanents… Cette guerre européenne marque une crise dans l’histoire de la culture occidentale. Elle a démontré la déloyauté et l’hypocrisie de la Chrétienté. La culture de l’Europe est sur le point de se renouveler.

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Matière et âme de conscience

Matière et âme de conscience

Roland Benedikter

Jusqu’à il y a quelques années, ce n’était pas inusuel parmi des anthroposophes de concevoir l’évolution de l’âme de conscience comme une transcendance du matériel — et, par conséquent, de confronter matière et âme de conscience l’une à l’autre. En particulier, ceux qui prenaient une part idéaliste à l’anthroposophie (dont je fais partie) étaient attachés à cette conception.

On partait du fait qu’avec les connaissances de la physique quantique — pénétrant après un long temps d’incubation dans la conscience de la culture générale — la matière serait enfin « comprise comme en dissolution » ; la nature objective-subjective de la particule quantique, laquelle, d’un côté, doit objectivement exister, mais en même temps être renvoyée à la conscience de l’observateur, pour apparaître et devenir réelle, semblait avoir abrogé le concept classique de matière et réduire finalement toute matière au sein d’un continuum d’être-conscience. En celui-ci l’esprit devrait inéluctablement se révéler en tant que principe premier, à la fois de nature objective et subjective dans sa structure. L’esprit pourrait ensuite être défini comme ce qui est commun, ce qui passe communément d’une dimension objective à celle subjective — ce qui relie les structures d’ordre du monde objectif avec celle de la conscience subjective, qui les rend en effet tous deux mutuellement dépendants. Et certes, non pas successifs au plan causal, mais simultanément synchrones : non pas a posteriori, mais in actu. La matière ne se révélerait donc pas, en définitive comme origine primordiale de l’esprit, comme le soutiennent des secteurs des sciences de la nature, parmi lesquels la recherche matérialiste sur le cerveau, mais bien plutôt le contraire, comme une sorte de retroussement externe « perméable », empreinte ou condensation de l’esprit qui reste toujours dépendante de lui et donc s’en rapportant à lui.

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