Le Yoga, science de l’homme intégral ?

ho24

LE YOGA, SCIENCE  DE L ’HOMME INTEGRAL ?

Nous autres, Occidentaux, sommes sur le point de parvenir au carrefour que les penseurs de l’Inde avaient atteint il y a quelque sept cents ans avant Jésus-Christ. C’est la raison véritable pour laquelle nous sommes à la fois embarrassés et stimulés, inquiets, mais intéressés, en présence des concepts et des images de la sagesse orientale.

Heinrich Zimmer.

L’Inde a apporté beaucoup de choses au monde. Elle a réussi là où, d’autres ont échoué et inversement. Dans le bilan qui se prépare elle occupera, avec la Grèce, la première place. Aussi serait-il fort utile de dégager quelques-uns de ses apports les plus originaux parmi lesquels il convient de placer au tout premier plan, le yoga, catégorie tout à fait particulière à l’Inde (1).

(1) Bien d’autres « réussites » seraient encore à citer : notamment sa très antique conception de la réalisation individuelle et sociale assurant à la société un équilibre parlait dans un ordre rigide et, à l’homme, une absolue liberté d’accomplissement.

Lire la suite »

Publicités

Plotin et la philosophie indienne

Plotin et la philosophie indienne

Dans sa Vie de Plotin, Porphyre nous rapporte de son maître qu’“Il arriva à posséder si bien la philosophie, qu’il tâcha de prendre une connaissance directe de celle qui se pratique chez les Perses, et de celle qui est en honneur chez les Indiens.” [1] Nous savons que c’est à cette fin que Plotin partit aux cotés de l’empereur Gordien en 242 ; était-ce pour combattre ces doctrines barbares que le philosophe se fit soldat ou était-ce parce qu’il voulait en savoir plus au sujet d’une pensée dont il avait peut-être déjà entendu parlé auprès de son propre maître Amonius Saccas ?

(1) Dans ses deux conférences d’adieu à l’Université d’Oxford, où je me trouvais parmi les auditeurs.

Certains ont en effet émis l’hypothèse selon laquelle Plotin, en partant avec l’armée de Gordien, aurait engagé une sorte de croisade philosophique contre la pensée barbare. S’il était prouvé que Mani en personne (fondateur du manichéisme) était présent dans les rangs de l’armée adverse, celle de Sapor 1er, on aurait même par le fait une vérification de cette thèse. Notre besoin de classification par opposition et séparation serait satisfait, le philosophe du Noùs et de la raison grecque aurait réellement combattu l’apôtre de la science mystique, les traditions seraient réellement inconciliables. Mais cette hypothèse risque bien d’apparaître comme une fiction historique et philosophique si l’on regarde les textes de plus près: certains des éléments de la doctrine plotinienne sont d’une originalité dont on ne peut rendre compte si on ne fait de Plotin qu’un conservateur de l’héritage grec.

Lire la suite »

Hommage à Robert Laffont

Adieu «petit Bouddha». Par Dominique Lapierre

Quelques phrases de Robert Laffont tirées du livre « Une si longue quête », 2005.

« Comme le millefeuille est fait de superpositions de pâte feuilletée, ma vie ajoute, les uns sur les autres, des pans entiers d’existence enrichie par la présence de compagnes qui ont compté dans ma vie. Voilà pourquoi je ne me compare pas à un cœur d’artichaut. On jette les feuilles du cœur d’artichaut tandis que, dans le millefeuille, les strates s’ajoutent les unes aux autres pour faire l’entier du gâteau. Hélène l’a accepté généreusement.»

***

« Le livre est une chose, la littérature une autre, et c’est pour le livre que je me bats.
La critique méprise certains genres en dehors du polar, accepté parce que publié chez Gallimard : mais aucun n’est mauvais… C’est pour ça que j’ai fondé la maison sur des collections : on ne prend personne par surprise. »

Lire la suite »

Un hindouisme qui veut assumer l’Occident


L’hindouisme qui veut assumer l’Occident

Pour un hindou, même aussi occidentalisé que pouvait l’être en 1893 le jeune Aurobindo Ghosh, le retour aux sources de l’indianité, c’est d’abord le retour au Véda et aux Upanisads.

Son exégèse des hymnes védiques remettra en honneur la conception selon laquelle il faut voir en cette littérature sacrée une ample représentation symbolique des forces psychiques et morales, de leurs conflits et des luttes de l’âme pour s’élever vers les régions supérieures de l’esprit.

Lire la suite »

Jusqu’au bout avec J.R.D Tata

Jusqu’au bout avec J.R.D Tata

 L’homme d’exception qui a caressé les nuages, de la gloire et de la noblesse, décoré par les plus hautes dictintions le chevalier de Jedi du capitalisme humaniste a quitté le monde à Genève le 29 Novembre 1993 à 89 ans.

Trois millions et demi d’indiens travaillent pour Tata : un groupe qui pèse aujorud’hui un milliard et demi de dollars. Du nord au sud de l’Inde, pas un camion, pas un bus qui n’arbore le sigle Tata. Acier, fer, constructions hydro-électriques, locomotives, assurances, imprimeries, détergents, radios, fournitures électriques, textiles, savons, produits de beauté — tout y passe. Et tout prospère. La moitié des trente mille véhicules commerciaux sont exportés dans le monde entier, jusqu’en Europe et en Amérique du Sud. Les produits de beauté Tata sont commercialisés dans les pays de l’Est. On boit du thé Findlay (tata, toujours) aux Etats-Unis comme dans les pays arabes. Et ce n’est pas tout : non content d’être parvenu à produire des gaz de cuisson à partir de… la bouse de vache, le groupe plante des millions d’arbres, envisage l’exploitation du sel et se lance dans l’élevage des crevettes ! A la tête de cet empire, J.R.D. Tata : un homme que les Américains ont désigné « manager de l’année », de père indien et de mère française, et qui a été, avant d’être un des plus importants hommes d’affaires au monde et l’un des plus grands connaisseurs des mécanismes politiques internationaux, un pionnier de l’aéronautique. Envoyé en mission en Inde par France Culture, Frédéric de Towarnicki a rencontré cet homme exceptionnel dans son Q.g. de Bombay. Il a obtenu cette interview exclusive.

Lire la suite »