« Ephémérides indiennes »

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Formé à l’Ecole des Ponts et Chaussées puis à l’INSEAD, Michel Testard a longuement parcouru le monde comme consultant en stratégie. Jusqu’au jour où l’Inde croisa son chemin en 2000. Son univers multiple, étrange et captivant le plongea dans une quête artistique d’une vingtaine d’années. Un véritable « Samadhi » ou « révélation » en art. L’Inde fît de l’homme d’affaire nomade un peintre, un peintre de l’Esprit de l’Inde.
Parcourant le continent indien de part en part – à travers 20 des 28 États, dont plus de 20 000 kms en moto Royal Enfield -, Michel Testard entreprit de saisir, dessiner ou peindre tout ce qu’il voyait. D’où les grands thèmes de cette exposition : forts et ruines, paysages parfois inspirés des gravures des Daniell’s, musiciens, scènes de rues et paysages urbains, visages de l’Inde. Il y ajoute ce qu’il appelle des « élucubrations » – caricatures de yogis, maharajahs, scènes « quirky » ou excentriques, et quelques autoportraits décalés. Ses techniques sont variées – crayon, fusain, lavis, aquarelle, pastel jusqu’à la peinture, acrylique et huile – du petit croquis à des toiles de grand format.

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Cinéma du Bhoutan : un polar au pays du Bonheur National Brut

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Extrait du film bouthanais « Dakini », écrit et réalisé par Dechen Roder. (Copyright : Jupiter Films)
Rare exemple de cinéma de ce petit pays himalayen, l’excellent polar Dakini démontre comment coexistent au Bhoutan un mysticisme très ancien et une avidité tout à fait moderne.
Le Bhoutan, ce petit royaume himalayen quasiment coupé du reste du monde, attaché à protéger sa culture unique et son environnement, détaché de l’avidité pour les biens matériels, au point d’avoir inventé le concept de « bonheur national brut » pour le substituer au « produit national brut »… Pour qui ne connaît de ce pays coincé entre l’Inde et la Chine que ces clichés, le film Dakini de la réalisatrice Dechen Roder réserve quelques surprises.

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Disparition du réalisateur Mrinal Sen

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Il incarnait avec Satyajit Ray (mort en 1992) et Ritwik Ghatak (disparu dès 1976) l’antithèse de Bollywood et de ses comédies musicales bruyantes. Il fut l’une des figures les plus marquantes du courant néoréaliste indien et, surtout, le père fondateur de ce « nouveau cinéma », ou « cinéma parallèle », qui fut au septième art indien ce que la Nouvelle Vague fut au cinéma français, ce qui lui valut d’être parfois comparé à Jean-Luc Godard. Le réalisateur bengali Mrinal Sen est mort le 30 décembre 2018 dans sa ville de Calcutta, à l’âge de 95 ans.

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Le Sikkim, cet État indien où toutes les terres agricoles sont bio.

Il est situé au pied de l’Himalaya. L’État indien de Sikkim est devenu en quelques années le symbole de la transition agricole. La totalité de ses terres cultivées sont désormais converties à l’agriculture bio. Une volonté du gouvernement qui souhaite préserver la biodiversité, la qualité de l’eau et la fertilité des sols mais qui n’est pas sans poser problème aux populations locales pour qui les aliments bio sont souvent trop chers.

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