2 500 libraires indépendants ripostent à Amazon

Lalibrairie.com ? 2 500 libraires indépendants ripostent à Amazon

Comment acheter des livres en ligne sans tuer les libraires indépendants ? Exemple avec ce site qui propose 350 000 références.

Amazon a révolutionné notre façon d’acheter des livres. Pour le meilleur… mais aussi pour le pire. Certes, le catalogue est gigantesque, le service ultra rapide et le coût, économique. Mais Amazon, c’est surtout une mutinationale championne de l’optimisation fiscale qui écrase les libraires, le tout, sans grande considération pour l’écologie. Alors, pour riposter, 2 500 libraires indépendants ont décidé d’unir leurs forces au sein de lalibrairie.com, une alternative pratique et précieuse qui gagne à être connue.

Source : Efired / Shutterstock

Le 3 mars dernier, France Inter a consacré une chronique à cette librairie en ligne bien décidée à concurrencer Amazon (qui pèse déjà 50% des ventes de livres en ligne…). Créée en 2009, lalibrairie.com, compte désormais 350 000 ouvrages référencés qu’on peut soit récupérer dans la librairie partenaire la plus proche de chez soi, soit se faire livrer à domicile en 24 à 72 heures pour des frais de port variant entre 50 centimes et 4€.

Mais alors, si on choisit la livraison à domicile, pourquoi préférer lalibrairie.com plutôt qu’Amazon ? Pour avoir la réponse à cette question, il suffit de lire l’interview de Georges-Marc Habib, président de la Général Librest, société propriétaire de lalibrairie.com sur ID L’Info durable. Extrait :

« Nous sommes installés sur le territoire français, nous payons nos salariés qui sont tous en CDI à temps complet et nous leur versons des primes en fonction de nos résultats. Nous sommes inscrits dans une vision sociale de ce que doit être une entreprise responsable vis-à-vis des gens avec qui elle travaille. De plus, nous travaillons avec un réseau de 2 500 points libraires, des sociétés elles-mêmes installées de manière locale, qui paient correctement leurs salariés et leurs impôts. »

Autrement dit, choisir lalibrairie.com, c’est défendre une certaine idée de la justice fiscale, c’est préserver les acteurs économiques existants et c’est encourager la vitalité du commerce local tout en profitant d’un service efficace et moderne. Alors certes, ce genre de choses a un léger coût, mais nous aurions vraiment tort de nous en priver.

« géographèmes » chez Élisée Reclus

Splendide restitution de « géographèmes » chez Élisée Reclus  :

« Dès l’origine des temps historiques, les Hindous connaissaient la vraie forme de la péninsule qu’ils habitent ; lorsque les géomètres de l’expédition d’Alexandre arrivèrent aux bords de l’Indus, les renseignements qu’on leur donna et qui furent confirmés plus tard aux ambassadeurs des rois de Syrie, leur permirent de dresser une carte parfaitement exacte dans ses contours généraux. D’après Érathostène, qui utilisa les données des explorateurs grecs, l’Inde a la forme d’un quadrilatère aux côtés inégaux, et la longueur qu’il donne à ces différents côtés coïncide, à peu de choses près, avec les véritables dimensions. Mais quoi que la régularité du pourtour de la Péninsule n’ait rien de géométrique, cependant le bel équilibre de la contrée, entre les deux mers qui la baignent à l’orient et à l’occident, et à la base des monts superbes qui la dominent au nord, devait entraîner les savants hindous à s’exagérer le rythme des formes extérieures de leur patrie. Dans la description que le sage Sandjaya fait de la des érudits ont cru comprendre que l’Hindoustan lui apparaissait sous la forme d’un triangle équilatéral parfaitement régulier, divisé en quatre triangles secondaires, égaux les uns aux autres ; mais dans le même récit Sandjaya compare aussi, plus poétiquement, quoique avec moins de justesse, le « cercle de la Djambou dvipa » à un disque de guerre, puis à un lotus à quatre pétales. Cette dernière comparaison entre le pays et la « fleur sacrée » est celle qui semble avoir été le plus communément acceptée et dont parlent les pèlerins bouddhistes venus de la Chine. Des astronomes du sixième siècle de l’ère vulgaire reprennent la figure du lotus pour diviser l’Inde en neuf parties, le centre de la fleur et les huit pétales, dont le nom a du reste plusieurs fois changé. Le monde entier était lui-même comparé à une fleur immense, formée, soit de quatre, soit de sept ou neuf dvipas, « îles » ou presqu’îles, disposées en cercles concentriques autour de Mérou, la « montagne d’or », où résident les dieux. Chacun de ces cercles de terres était entouré d’un océan formé par l’ornière du chariot de Priyavata

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Montée des eaux à Bombay

Montée des eaux : On se demande si Bombay existera encore en 2050. Après la publication d’une étude prévoyant la quasi-disparition de la capitale économique de l’Inde du fait du réchauffement climatique, les écologistes demandent à reconsidérer l’urbanisme de la métropole.

image.pngA Bombay, en juillet 2019, les vagues atteignaient les maisons bâties sur un front de mer.
FRANCIS MASCARENHAS/REUTERS

L’urbanisme de la métropole, très menacée par les conséquences du réchauffement, est contesté

BOMBAY- correspondance

Arjun est encore sous le choc. Assis sur le balcon du bungalow que sa famille occupe depuis un bon demi-siècle à Colaba, dans le sud de Bombay, le septuagénaire a lu dans les journaux que sa ville allait disparaître sous les eaux d’ici à 2050. La péninsule sur laquelle s’entassent les 21 millions d’habitants de la capitale économique de l’Inde ne formait autrefois qu’un archipel de sept îles qui furent reliées entre elles par les Britanniques, au moyen de remblais. Exécutés à un niveau souvent inférieur à celui de la mer, ces derniers forment d’immenses cuvettes dans lesquelles le béton prospère.

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A New Delhi, une vie dans la pollution

Dans la capitale indienne, l’une des plus polluées au monde, les plus pauvres vivent au milieu de la circulation automobile, le nez dans les gaz d’échappement.

f3332c6_uR9tlooPniDDSrTDnFjxdJOS.jpgUn homme attend le bus dans une rue polluée de New Delhi, le 4 novembre. PRAKASH SINGH / AFP

LETTRE DE NEW DELHI

Quand New Delhi a atteint un pic de pollution historique, dimanche 3 novembre, avec plus de 1 000 microgrammes de particules fines par mètre cube d’air, Sanjana et son frère se sont postés, comme chaque jour, au milieu de la circulation. Dans un air littéralement irrespirable, elle a continué à slalomer entre les voitures arrêtées au feu rouge, pour mendier quelques roupies. Sa vie se résume à un carrefour. La petite fille a 7 ans. Elle a échoué là avec sa famille, sur un trottoir de la capitale indienne, à côté d’un entrelacs de voies fréquentées chaque jour par des millions de véhicules. Ses poumons sont sans doute ceux d’un gros fumeur. Elle n’en sait rien, n’a jamais vu de médecin. L’atmosphère est une puanteur, saturée de polluants, qui agresse les yeux, la gorge, les poumons et suscite des maux de tête fréquents.

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Ravi Viswanathan, le nabab du vin indien

timthumb.php.jpegLe château d’Étroyes à Mercurey (Saône-et-Loire) et son vignoble de 50 hectares qu’a acheté Ravi Viswanathan, en photo en vignette, dans son domaine indien.

Après avoir fait fortune dans la finance, le franco-indien Ravi Viswanathan investit désormais dans le vin, dont il est un poids lourd en Inde, et le tourisme avec un plan de développement très précis. Acquéreur du domaine Protheau à Mercurey (Saône-et-Loire), il pourrait ne pas s’arrêter là dans sa conquête du vignoble bourguignon. Ce week-end, il fait découvrir le vin indien au salon Vinidivio à Dijon.

C’est en plein cœur de la Bourgogne viticole, à Mercurey, que Ravi Viswanathan, le nabab du vin indien – le fournisseur du salon Vinidivio (Lire l’encadré) qui s’ouvre ce 8 novembre dans le cadre de la foire internationale et gastronomique de Dijon –, a réalisé son dernier grand coup : acheter le prestigieux domaine Protheau dont les 50 hectares de vignes s’étendent autour du Château d’Étroyes, en appellations Mercurey et Rully, en Saône-et-Loire.

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