En Inde, les fantômes font leur entrée à la fac de médecine

En Inde, les fantômes font leur entrée à la fac de médecine

En janvier, l’université de Bénarès proposera à ses étudiants en médecine un module de six mois visant à soigner des patients se disant possédés ou ayant des visions. Les techniques enseignées s’inspirent de la médecine ayurvédique.

“Le monde des fantômes, le surnaturel et le paranormal vous ont-ils toujours intrigué ou laissé perplexe? lance l’Hindustan Times. Sachez que maintenant vous pouvez vous inscrire à un cours de bhoot vidya, ou science du paranormal, à l’université hindoue de Bénarès.”

Le cours de six mois sera donné à la faculté ayurvédique de cette prestigieuse université de la ville de Varanasi, anciennement connue sous le nom de Bénarès. Il sera ouvert à des étudiants en médecine déjà détenteurs d’un bachelor, et s’articulera essentiellement autour de la psychothérapie, précise le quotidien de New Delhi.

Les médecins se verront enseigner des remèdes et des psychothérapies pour traiter des troubles psychosomatiques et des symptômes psychologiques anormaux provoqués par des raisons inconnues en lesquelles beaucoup voient des ‘bhoot’ (‘fantômes’).”

Il s’agit d’une première en Inde, souligne Yamini Bhusan Tripathi, doyen de la faculté ayurvédique, interrogée par l’Hindustan Times. De fait, ajoute la BBC sur son site Internet, les psychologues et psychiatres sont quasi inexistants à travers le pays. On en compte moins de 4 000 pour une population de 1,3 milliard d’habitants. Or, renchérit le média britannique, selon une étude de 2016, “près de 14 % des Indiens sont mentalement malades”. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a même avancé en 2017 que 20 % des Indiens souffriront un jour de dépression au cours de leur vie.

Reste que, à l’annonce de ce nouveau cours, certains n’ont pas manqué de poster des commentaires sarcastiques sur les réseaux sociaux. Parmi eux, ceux qui doutent que ce soit là la meilleure façon pour l’Inde de rivaliser avec les plus grandes puissances, dont la Chine, sur la scène internationale.

Courrier International.com le 27 décembre 2019

Avec les archéologues de la pellicule perdue en Inde

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Cinéma: avec les archéologues de la pellicule perdue en Inde

Avec le passage au numérique, la deuxième industrie cinématographique mondiale a laissé pourrir 70% de ses films sur pellicule. Grâce à des experts du monde entier, l’ONG Film Heritage Foundation tente de sauver ce qu’il reste de cet héritage immense notamment à Hyderabad.

De notre correspondant en Inde,

Entassées sous la poussière, des milliers de cartouches s’étendent à perte de vue dans l’ancien laboratoire cinématographique Prasad. En arpentant ses couloirs, une senteur rance et acide monte au nez : le « syndrome du vinaigre », caractéristique des bobines qui pourrissent. « C’est l’odeur de la mort du cinéma indien, explique avec tristesse Shivendra Singh, président de l’ONG Film Heritage Foundation. Ce laboratoire fabriquait des pellicules, mais comme tous les autres, il a fermé ses portes. Il est aujourd’hui utilisé comme un cimetière à films. »

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Inventeur indien

Un inventeur indien de 20 ans crée un substitut au plastique qui est biodégradable, fait à partir de feuilles de bananier

PAR ROBERT JAY WATSON

15 décembre 2019

« Je ne veux pas passer ma vie avec les problèmes, je veux les résoudre », annonce Tenith Adithyaa, jeune entrepreneur de 20 ans, originaire du Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde. Depuis son enfance, Tenith a remporté plusieurs prix pour ses conceptions et ses réalisations technologiques. Il a consacré ses talents et énormément de son temps à résoudre l’un des grands défis du 21e siècle : la pollution plastique.

Pour Tenith, l’objectif était de « créer un biomatériau supérieur et durable qui contribuerait à mettre fin à la crise environnementale », comme il l’a déclaré à Epoch Times. Mais quelle alternative pourrait concurrencer la flexibilité, l’abordabilité et la durabilité du plastique ?

3 histoires « vertes » et insolites en Inde

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Une centaine d’arbres plantés grâce à la naissance de petites filles

L’histoire commence par un drame en 2006. Kiran, la fille de Paliwal, âgée de 16 ans, décède cette année-là, laissant un père, chef du village de Piplantri dans le Rajasthan, anéanti. Dans son immense chagrin, il déclara qu’un arbre serait dorénavant planté pour chaque naissance de fille.

A l’heure où de nombreuses petites filles sont encore sacrifiées avant même de naître (revoir notre article sur le fait d’avoir une fille en Inde), sa décision est très forte et pleine de promesses pour l’avenir. Chaque année, les nouvelles mamans étalent du tissu rouge dans un grand panier. Elles déposent leurs petites filles à l’intérieur et les transportent là où les nouveaux arbres seront plantés. Depuis 2006, 101 arbres ont été plantés pour chacune des petites filles nées dans le village. Mais aujourd’hui, cela va même au-delà d’une simple plantation car ce rituel permet aussi la collecte de dons afin de mettre de côté des potentielles dots pour les futures jeunes mariées : « Cela donne à la famille une sécurité financière. En retour, les parents s’engagent à prendre soin des arbres, à l’envoyer à l’école et à ne pas la marier avant l’âge légal de 18 ans » explique Paliwal. Cette motivation à toute épreuve, a pris beaucoup d’ampleur (les villageois ont continué de planter des arbres tout au long de l’année, 350 000 ont poussé aujourd’hui) et fait du bruit.

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