Poème Tagore

Eveille-toi, mon cœur, éveille-toi

En cette terre sacrée de pèlerinage,

En cette terre de l’Inde sur le rivage D’une immense humanité.

Les bras étendus, je salue l’homme divin,

Et mon chant l’accueille de ses notes joyeuses.

Dans ces collines qui méditent,

Dans ces plaines où coulent les rivières vénérées,

Là vous trouverez la terre à jamais sacrée,

L’Inde, rivage d’une immense humanité.

On ne sait quand — ni quelle voix les appelait —

Tous ces hommes se sont rués sur ce rivage

Pour le couvrir et s’y perdre, tels des torrents :

Hommes de race aryenne et de toute race,

Dravidiens, Chinois, Scythes, Huns, Pathans et Mongols,

Tous sont venus, se sont réunis en un corps.

Voici la porte ouverte aux hommes d’Occident,

Ils viennent apporter leur offrande,

Ils viennent pour donner et prendre et recevoir,

Pour s’unir à tous. Nul ne sera rejeté

De l’Inde, rive d’une immense humanité.

 

Cité par Krishna Kripalani, Tagore, a life.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s