Himalaya : un village népalais serait devenu tibétain par négligence !

village himalaya

Les frontières de l’Himalaya ne sont décidemment pas évidentes à tracer. Récemment, il a été question de troubles à la frontière indo-chinoise au Ladakh et népalo-indienne à Lipu Lekh. En plus des affrontements réguliers entre Indiens et Pakistanais au Cachemire. Cette semaine, une nouvelle affaire de frontière a fait surface. Elle concerne la démarcation entre le Népal et la Chine du côté du district de Gorkha. Cette région, située entre le Parc des Annapurna et le Langtang, abrite le Manaslu (8.156m). Un petit village, Rui, serait la cause de toute une polémique à Katmandou. Depuis près de 60 ans, les troupes chinoises auraient fait basculer ce hameau de 72 foyers sur leur territoire. Déplaçant de quelques kilomètres le tracé de la frontière. Sans que personne ne dise rien.

Un village du mauvais côté de la frontière

Un historien népalais, Ramesh Dhungel, a récemment affirmé que le village de Rui était par le passé en territoire népalais. « Le Népal ne l’a pas perdu lors de la guerre, n’a pas été soumis à un accord ou un contrat spécial pour le laisser au Tibet. Le Népal a perdu le villages de Rui en raison de la négligence au moment de la matérialisation des frontières ». Une version des faits confirmée par un responsable politique local, Bir Bahadur Lama. Il y a 60 ans, quand il s’est agi de dérouler du grillage et de construire un poste frontière pour matérialiser la démarcation, les travaux ont eu lieu du mauvais côté du village. Une erreur qui ne pouvait être que volontaire de la part des Chinois, affirme aujourd’hui l’opinion publique népalaise. Et acceptée par les responsables du village, que la presse locale accuse d’avoir été corrompus.

A l’époque, plusieurs habitants auraient quitté leur village pour s’installer dans la zone restée népalaise. Emportant avec eux de nombreuses archives de leur temple bouddhiste, dont des documents précieux vieux de plus de 1.000 ans. Les sauvant ainsi des destructions de la révolution culturelle.

Plusieurs députés népalais ont demandé des réponses au gouvernement de Katmandou (en anglais). La construction de cette frontière n’ayant pas pu se faire sans l’aval des autorités népalaises de l’époque. D’autres villages ou territoires du pays pourraient être concernés par le même type de problème explique la presse régionale (en népalais), notamment dans les zones les plus difficiles d’accès. Comme au Mustang par exemple.

 Arnaud P Altitudes News le 25 juin 2020

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