Jejuri d’Arun Kolatkar

Chers amis,

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution d’un nouvel ouvrage aux Éditions Banyan :

Jejuri d’Arun Kolatkar

Traduit de l’anglais (Inde) par Roselyne Sibille

Edition bilingue

Arun Kolatkar, poète marathi de Kolhapur, demeure une voix littéraire de premier plan dans la poésie indienne, son œuvre ayant même obtenu le statut canonique dans la poésie indienne anglaise.Séquence de poèmes d’une simplicité étonnante mais obsédante, Jejuri est l’un des grands livres de l’Inde moderne, récit d’une visite de la ville de Jejuri, haut lieu de pèlerinage situé près de Pune, dans l’État du Maharashtra. Évoquant les rues bondées de la ville, les nombreux sanctuaires et l’histoire mythique des sages et des dieux, le recueil de Kolatkar offre une riche description de l’Inde tout en accomplissant un acte de dévotion complexe.

Kolatkar était à la fois musicien amateur et directeur artistique à succès dans le monde de la publicité de Bombay, ce qui explique peut-être l’acuité de son oreille et de son regard. Oscillant entre l’épigrammatique et l’incantatoire, ces poèmes saisissent un lieu aussi grossièrement commercial que saint, aussi moderne qu’ancien avec ses temples en ruine. Les pages de Jejuri sont peuplées de saints, de mendiants, de prostituées et de prêtres, de rats, de chiens errants et, à l’occasion, d’un papillon, créature dont la beauté éphémère est minutieusement décrite : « Il n’y a pas d’histoire derrière tout cela. / Elle est divisée comme une seconde. / Elle s’articule autour d’elle-même. »

L’essence de ce récit est une quête spirituelle, un effort pour trouver la trace divine dans un monde dégénéré. Épuré, comique, douloureux, chantant, Jejuri est l’œuvre d’un écrivain à la voix unique et visionnaire.

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Un Indien pour sauver « Big Blue »

On ne rappellera jamais assez l’influence de l’Inde sur l’informatique américaine. Elle a fourni les bataillons d’opérateurs aux grandes heures de la mondialisation des services et, désormais, elle alimente le pays en PDG. Trois des plus prestigieuses entreprises informatiques des Etats-Unis sont dirigées par des diplômés des nombreux instituts indiens de technologie – Sundar Pichai, le PDG de Google, Satya Nadella, celui de Microsoft, et Arvind Krishna, celui d’IBM. Comme un besoin vital de sang neuf.

M. Krishna est le plus récent et il a hérité de la tâche la plus lourde. Intronisé PDG d’IBM en avril 2020, il doit sortir la plus ancienne entreprise informatique du monde du sommeil profond dans laquelle elle est plongée depuis près de vingt ans. Sa première grande décision a été annoncée jeudi 8 octobre.

Il va couper l’entreprise en deux, en se séparant de son activité de services d’infrastructures, qui représente, à elle seule, près de 19 milliards de dollars (16,2 milliards d’euros) de chiffre d’affaires et 90 000 personnes. Un virage stratégique majeur, destiné à focaliser la société sur le nouveau Graal de l’informatique, le cloud computing. Cette informatique en réseau permet aux entreprises de ne plus avoir de gros ordinateurs dans leurs locaux et d’utiliser les logiciels comme de simples services Web.

Cette révolution fondamentale représente un nouveau choc pour IBM, qui s’est enrichi grâce à la vente, à l’installation et à l’entretien de machines et de logiciels dans les entreprises. Il faut, à la place, investir lourdement dans de gigantesques centres de données répartis dans le monde et hébergeant les informations et services des clients.

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En Inde, cette école bouleverse le destin des filles

« Ils demandent qui fera le ménage si on envoie leur fille à l’école. » Permettre aux femmes de devenir indépendantes, c’est l’objectif de Pardada Pardadi. En Inde, cette école bouleverse le destin des élèves qui la fréquentent…

En Inde, un groupe scolaire propose une scolarité unique aux filles, de la maternelle à la terminale. Ce sont les écoles Pardada Pardadi.

Dans l’État indien de l’Uttar Pradesh, les écoles Pardada Pardadi offrent aux jeunes filles une éducation scolaire gratuite et unique, de la maternelle à la terminale. Les établissement sont localisés dans la ville d’Anupshahr et comptaient 1.600 élèves en 2019. Chaque élève reçoit du matériel d’étude, des uniformes, de quoi payer le transport, trois repas par jour, des serviettes hygiéniques et des services de santé d’une valeur d’environ 40.000 roupies (soit 465 euros).

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Les atrocités contre les Dalits sont des crimes politiques

Manifestation de militantes indiennes de l'ONG NGO All India Progressive Women's Association (AIPWA), le 1er octobre 2020 à Bangalore, après le viol d'une "intouchable" (dalit) en Uttar Pradesh. (Source : Teller Report)Manifestation de militantes indiennes de l’ONG NGO All India Progressive Women’s Association (AIPWA), le 1er octobre 2020 à Bangalore, après le viol d’une « intouchable » (dalit) en Uttar Pradesh.(Source : Teller Report)

En Uttar Pradesh, une jeune fille, harcelée par des agresseurs de longue date – quatre hommes appartenant à une caste supérieure -, a été attaquée, violée et mutilée dans un champ. Emmenée d’abord dans un hôpital à Aligarh puis à Delhi, elle a succombé à ses blessures ce mardi 29 septembre. Très rapidement la police serait intervenue pour procéder à la crémation sans accord ni présence de sa famille, puis s’est précipitée pour déclarer qu’il n’y avait pas eu de « viol ». Ce dernier scandale témoigne des atrocités quotidiennes contre les Dalits, et les femmes en particulier.

« Nous réclamons le droit de nous armer », a déclaré samedi 3 octobre Chandrasekhar Azad, le très charismatique chef de file du mouvement dalit « Bhim Army », avec le hashtag #Gun_Licence_For_Bahujans – Bajuhan étant un autre terme pour désigner les Dalits.

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