Pandit Jasraj – Mandukya Upanishad & Vande Mataram by A. R. Rahman

N’oublie pas le rêve qui t’a fait renaître (…)

A Sri Aurobindo.

 

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Jean Herbert : entretien avec Jean Biès

Jean Herbert : entretien avec Jean Biès (Vandoeuvres, 1974)

Cet entretien a eu lieu à Van­dœuvres, en Suisse, le 13 mars 1974. Jean Herbert est mort le 20 août 1980.
Gandhi, Vinôbà Bhave, Shri Ramakrishna, Swami Vivekananda, Swâmi Ramdas, Shri Aurobindo, Ramana Maharshi, Ma Ananda Moyi… Les « sages de l’Inde contemporaine »… Ces noms sont désor­mais liés à celui de Jean Herbert, sans qui nous ne les connaîtrions que peu ou pas du tout. Des noms qui sont aussi des paroles de vie, des enseignements capitaux, où l’Occident en dérive puise les éléments de l’éternelle sagesse et les possibles d’une humanité future. À ce titre, Jean Herbert n’apparaît pas seulement comme un traducteur ou un vul­garisateur de talent, mais comme un humaniste et un précurseur, à la fois sensible au rapprochement des peuples d’Orient et d’Occident, et soucieux d’une unité mondiale par le haut.Lire la suite »

Inde : Cachemire , les visages de la colère

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Le gouvernement indien a annoncé le 5 août la division et la fin du statut spécial de l’État du Jammu-et-Cachemire, au cœur de la crise frontalière la plus longue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce statut, jusqu’ici inscrit dans la Constitution indienne, donnait une grande autonomie à la région. New Delhi a fortement renforcé ses effectifs militaires sur place et coupé tous les moyens de communication des Cachemiris. Cette reprise en main intervient alors que de plus en plus de jeunes Cachemiris indiens musulmans se radicalisent et rejoignent les rangs de la rébellion. Depuis 1947, l’Inde et le Pakistan se disputent cette région montagneuse située au cœur de l’Himalaya.

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La merveilleuse légende du premier vin afghan

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« Dans ce pays, on trouve soixante espèces de raisins » rapporte Joseph Kessel. – crédit photo : Affiche de la Passe du Diable

Ayant sillonné les contreforts de l’Hindou-Kouch, Joseph Kessel a notamment ramené une histoire témoignant de la richesse viticole afghane, et de son passé vinicole.

Sans fin, la succession des guerres et attentats des XX et XXIème siècles l’a fait oublier, mais l’Afghanistan reste le septième pays producteur de raisins secs dans le monde (avec 38 000 tonnes récoltées en 2018 selon l’OIV). Dans les années 1950, les pyramides de raisins faisaient encore la gloire internationale de l’Afghanistan rapporte Joseph Kessel dans le Le Jeu du roi. De nouveau publié cet été  par les éditions Tallandier, les notes du voyage réalisé en 1956* par le reporter font état d’un balai incessant de grappes transportées sur les route pour la consommation dans tout le pays et l’exportation vers l’Inde, la Russie, etc.

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Histoire : origines du « bunny chow »

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Afrique du Sud — XXe siècle. Ce sandwich typiquement sud-africain est en fait une création de la diaspora indienne, même s’il demeure inconnu en Inde. Une savoureuse anomalie gastronomique qui en dit long sur l’histoire de la nation arc-en-ciel.

Le 15 août 1947, le jour où l’Inde est devenu indépendante, des milliers d’Indiens qui vivent à Durban, en Afrique du Sud, décorent les rues de la ville de drapeaux indiens. En raison de la présence d’une importante diaspora indienne dans cette ville côtière, le Premier ministre indien Nehru y envoie sa fille Indira Gandhi. Elle y rencontre les dirigeants locaux indiens, et mange un bunny.

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Le chant de la nature

On en parle !

Parce que, l’Inde ; corbeille de curiosités, mystique du pauvre, tropisme du gentilhomme ; de quels dédales de matière, surgit accolé au texte, à petits coups légers de pommeau, le matin ?

Si l’on considère que chaque livre ait sa propre aura, celle-ci tirerait indubitablement vers le vert, un vert banian, en témoignage du pays d’où il nous parvient, Mother India !, autant dire d’une autre planète ; du nom aussi des éditions Banyan, qui l’hébergent.

Vert globalement, vert crucial marbré infrarose, d’effervescences gulab jamun, au niveau du cœur, de paysages ultraviolets au plan coronal, et de climats. Avec par endroits l’ozone de ces petits trous, des apnées et des zones de non-droit, dès lors que le paysage se dépaysage comme il se déclame, au profit de la laideur, que les dieux l’abandonnent, comme un vulgaire chantier, aux hommes.

Cette poésie simple, en voie d’extinction, d’une conscience à l’œuvre, si étrangère à nos paysages mentaux, déborde littéralement le cadre étroit de nos concepts : trente-trois millions de dieux (sic) y survivent les uns les autres, avec beaucoup de malice, un cœur pur d’enfant, et la maîtrise des sages.

Elle me rappelle une histoire de longue date qui me fut contée lors d’un séjour ancien, en Inde, par un brahmane.  Bhopal et son peuple étaient alors en deuil et réclamaient à corps d’indigents et à grands cris de désespoir un remède. La ville, par l’entremise d’un chauffeur de taxi, organisa alors de prendre en otage tel fameux poète, le porta en place publique et lui ordonna de déclamer ses vers. Il se fit un grand silence, au cours duquel la foule guérie de ses maux se pâma.

C’est dire quelle valeur l’Inde accorde à la poésie. Cette poésie-là, écrite avec l’innocence pleine de notre enfant intérieur, s’adresse sans intermédiaire au cœur, sans passer par la tête. Elle prête des sentiments aux arbres et des intentions au soleil, elle nous renvoie, nous maudits, à nos handicaps, elle nous désarçonne et nous désarme, nous rappelant à un espace de joie inconditionnelle que rien jamais ne saurait entamer.

Qu’un livre de bienveillance, égrenant la dénaturation du monde entre peinture naïve, piécettes de poésie, volées de linges aux étoiles, conte, chant, méditation, levers de sentiments,  de cour en miracle au ras d’un fil d’humeurs, nous engage avec autant de candeur écho responsable à regarder et à aimer, fasse appel aux registres du coeur, nous renature et nous ressensibilise, est-il encore, sinon raisonnable, envisageable ?

Ici la réalité bonhomme travaillée dans le sens du poil, bon bougre mal gré et porte à porte, roucoule terre à terre sa facture endogène, boue en l’air.

Gulzar, qui dévoilant « le chant de la nature » initie à la pirouette nos esprits rigides, est un poète, parolier, réalisateur, scénariste, producteur et dramaturge indien né en 1936 à Dina dans l’actuel Pakistan. Il jouit en Inde d’un immense renom et ne manque pas d’humour. De nombreuses récompenses lui ont été décernées, parmi lesquelles la plus haute distinction indienne, la Sahitya Akademi Award, en 2002.

« Est-il possible qu’un jour / Rien ne se passe, / Absolument rien… / Et qu’allongé sur mon lit, je demeure immobile le temps d’une soirée, / Juste à l’arrêt, / comme un poème qui, après avoir été lu, reste suspendu / Que je le reste aussi… ! ».

Carole DARRICARRÈRE
(Poète, critique littéraire pour Sitaudis,  La Cause littéraire, Libr-Critique, et photographe)

https://urlz.fr/9WEo

https://urlz.fr/9WIw

 

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